mardi 29 janvier 2008

gingee

j'ai retrouve l'inde.

hier j'ai pris un bus pour pondicherry, et de la un autre pour gingee. toujours l'etat tamil nadu, mais j'ai quitte la cote.

le bus pour gingee est complet, je suis debout dans le couloir. un monsieur me fait signe de poser mon grand sac a cote de son fils. pendant le trajet, il me propose plusieures fois sa place, et apres 1:30h j'accepte, j'ai trop mal aux pieds. il est ave sa femme, sa mere et son fils, et ils sont tous tres gentils avec moi. ils habitent a tiruvannamalai, et il me donne son numero de telephone pour qu'il puisse m'aider quand j'y arriverai, c'est ma prochaine etappe.

arrivee a gingee, je suis presque sous le choque: une ville typiquement indienne. je ne voies auqu'un blanc, il y a le chaos partout, l'inde quoi.

des grandes rues, et sur les cotes un petit stande ou magasin apres l'autre. entre la rue et les magasins: des velos et des motos gares.

mon sac a dos et de nouveau tres lourd (j'avais envoye un paquet en france...). je marche en cherchant un panneau indiquant 'hotel' ou 'lodge' ou 'rooms'. rien.

enfin j'en voie un. je demande a des gens ou est l'entree, ils ne parlent pas l'anglais. je trouve la reception et demande une chambre. le monsieur me montre 3 chambres, mais elles ne me plaisent pas du tout. elles ont une ambiance triste. je m dis: 'ce n'est que pour dormir, demain tu partiras...' mais je ne les veux vraiment pas, ces chambres. je me demande si je trouverai un autre hotel, mais je dois le risquer.

je descend la grande rue en regardant des deux cotes. rien. alors je demande a un chauffeur de rikshaw, s'il sait ou je peux trouver une chambre. il ne parlent pas l'anglais. et je realise que c'est la preiere fois de ce voyage, que personne ne me propose une chambre ou une rikshaw. je suis enfin arrivee en inde. j'ai quitte le chemin touristique.

apres avoir fait demi-tour, je trouve enfin un hotel. la chambre coute 200 rupees, le double de ce que je paie d'habitude. 3,60 euros au lieu de 1,80 euros. mais je la prends. j'ai ma propre salle de bai, quel luxe. il y a meme une table et un plaquard. c'est vraiment un hotel, et pas un guesthouse.

mais il n'y a pas de mousticaire, et quand j'en demande une au receptionniste, il ne me comprend pas. alors je suis tres contente d'avoir celle qu'eran m'avait donne. je la met, et il y a des fils de partout, mais au moins je n'aurai pas de moustique sur mo pendant la nuit. mes pieds et mes mollets ont l'air d'avoir tout recamment survcu la variselle a cause des piqures des moustiques. la mousticaire protege la nuit, mais le matin les moustiques m'attendent de l'autre cote...

apres un masala dosa enorme, je me ballade dans les rues. les gens me regardent avec beaucoup de gentillesse. quelquesuns disent timidement 'hi', mais ils me laissent tranquile. personne ne me dit: 'regardes mon magasin'. et il n'y a auqu'un magasin avec des vetements babacoll, fait uniquement pour les touristes.

je suis en inde.

je fais des photos, des standes de legumes, des colliers des fleurs, des chai-shops. et les gens mes font des grans sourires et me montre ce que je peux prendre en photo. un vendeur de fruits me donne des raisins blancs. juste comme ca. sans me demander de l'argent.

une fille de a peu pres 10 ans marche a cote de moi et me posent des question en anglas. je reponds et lui en pose aussi. mais elle n'a pas encore appris la question de quel age elle a. au croisement on se fait des grands signes d'au revoir, elle me fait un sourire enorme, qui touhe mon coeur!

je m'arrete devant un magasin et regarde des bangles, ces bracelets en toutes les couleurs que protent les indiennes de deux cotes. j'en voudrais pour moi, mais il y a le probleme de la taille: les indiennes sont plus petites, et ont des mains plus petites alors. mais le vendeur en trouve des grands. avec beaucoup d'experiences ils me le passe sur les mains. toute contente j'en achete en vert et orange. preparez-vous aux bruits quand je les mets!

les gens sont tellement sympas, interesse mais discrets, et pas detruits par le tourisme. pas de chauffeur de rikshaw qui me propose ses services. ils ne semblent pas se dire: ah, une balnche, je peux faire plus d'argent avec elle qu'avec les indiens.
comme c'est agreable! je peux me promeneer et regarder sans etre pousse a acheter. a mamalapuram je n'avais meme plus envie de regarder les magasins, parce que je me sentais trop poussee et observee par les vendeurs.
un jour j'ai regarde des elephants en pierre, mais j'en voulais en plus petit. que ceux qu'il y avait. je sortait du magasin et continuait a descendre la rue. des ctes ca criait: 'j'ai des elephants plus petits!' jusqu'a la fin de la rue. ils savaient tous, ce que j'avait regarde.
quand on sort d'un magasin dans les endroits touristiques, les vendeurs se jetent sur toi et disent, si t'as pu acheter ou regarder la, tu peux aussi bien regarder leur magasin...
a gingee, rien de tout ca. pas un seul cybercafe. pas un seul panneau pour 'continental food'. presuqe tous les panneaux sont ecrits en tamil, dans ces signes ronds qui n'ont rien a voir avec notre ecriture. le chai coute la moitie de ce qu'il coutait dans les autres endroits.
apparament il me fallait 8 seminaes pour avoir le courage d'aller toute seule dans une ville ou je ne voie pas d'autres blancs. ah oui, aujourd'hui j'en ai vu 3...

ce matin je suis montee sur une montagne, visiter le fort. une montee d'une heure, des marches et des marches. mais ca vaut bien la paine: quelle vue magnifique! je suis restee unj bon moment pour profiter de cette ambiance de paix.
la descente m'a fait rappeller que je ne fait pas assez de sport. mes mollets m'ont dit merci, quand je suis montee les deux etages pour arriver a ma chambre d'hotel. mais je suis contente. tres.

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