hier apres-midi j'ai pris le bus de gingee pour tiruvannamalai. 37 km, alors presque une heure de route. c'est l'inde.
suresh, le monsieur qui m'avait laisse sa place le jour precedent dans le bus pour gingee, m'avait dit de l'appeller en partant, il pourrait m'arranger une chambre a tiruvannamalai. mais je suis mefiante, n'est-ce pas, j'aime bien tout regler moi-meme. alors je ne l'ai pas fait.
arrivee ici, j'ai trouve une bonne chambre, encore salle de bain pour moi. apres 2 mois de voyage, un peu de luxe n'est pas mal. elle coute 2,30 euros la nuit. elle est immense. encore une fois pas de mousticaire, alors je dis merci pour la xieme fois a eran... je suis une pro des mousticaires maintenant.
a tiruvannamalai il y a un des plus grands temples hindouistes de tamil nadu. mon hotel est a une minute a pied. dans tout le quartier il y a cette ambiance magique. comme si tout le monde se sentait priviligie d'etre ici.
je me suis balladee, pour mieux connaitre les rues. apres avoir mange, j'ai appelle suresh, pour lui dire que je suis bien arrivee et que j'ai trouve une chambre. il voulait savoir ou j'etais, et 10 minutes plus tard, il etait la. il m'a dit, qu'il avait arrange pour moi, que je dors chez son ami ramesh, il a une grande maison avec sa femme et son fils, j'aurais meme une chambre pour moi.
je connais l'hospitalite des indiens, ca peut vite devenir trop, alors j'ai dit que je suis tres bien dans ma chambre, et mes parents se sentiraient mieux comme ca.. (excusez-moi de vous utiliser...). il m'a quand meme amene chez ses amis pour me presenter. la femme ne parle pas anglais. elle me souriat timidement. le fils de 7 ans balayait la chambre qui pourrait etre la mienne. mais je savais, que je me sentirais mieux avec ma liberte que represente une chambre d'hotel.
suresh m'a ensuite amene a sa maison. elle est dans un quartier residentiel, et elle est tres petite, c'est pour ca qu'il avait demande a son ami de m'heberger. je me suis demande, pourquoi il fait ca pour moi. et l'expliquation est une piece de 1 rupee...
dans le bus pour gingee, il y avait une francaise devant moi. quand elle a paye son billet, le controleur a demande 1 rupee de change, mais elle ne l'avait pas. je lui ai donne 1 rupee (meme pas 20 centimes). suresh l'a vu et hier il m'en a parle. le geste. pas le montant. c'etait le geste pour lui.
sa femme, usha, me montrait leurs albums de photo et m'expliquait les ceremonies du marriage, une ceremonie pour gokul, leurs fils, a 11 mois.
elle m'a demande si j'aimais la cuisine de l'inde du sud. J"ADORE!! alors elle m'a fait un dosa avec un chutney de noix de coco. elle me montrait, comment le faire (non, je ne pourrai pas le faire en france, je n'ai pas les utilles qu'il faut). c'etait delicieux!!
suresh est parti achete une bouteille d'eau minerale, comme il sait que nous les europeens, on ne boit pas l'eau du robinet.
usha a des beaux cheveux jusqu'aux fesses, et je lui ai demande comment elle les entretiens: qu'avec de l'huile de coco. et elle les cupes 3 jours apres la nouvelle lune.
avant de me ramener a mon hotel, il m'ont donne un agenda pour l'an 2008, dans lequel ils avaient note leur adresse. sur chauqe page, il y a une petite sagesse du jour. et ils m;ont donne deux grands sac: dans un il y avait pleins de snack sales, fait de riz et des lentilles, et dans l'autre il y avait des fruits. j'etais tellement touche, je ne savais pas quoi dire. comment reagire face a cette gentillesse, generosite?
ils m'ont invite pour demain apres-midi pour manger avec eux.
et ce matin, suresh est venu me chercher pour me montrer le temple.
on y a passe le matin. j'ai fait un pooja, une ceremonie sacree hindouiste. j'i un point rouge sur le front maintenant, un point chakra.
il m'a explique le temple, les rituels. il m'a raconte les hlegendes des dieux.
il y a 9 tours, qui representent les 9 planetes.
un temple hindouiste n'est pas un lieu du silence, au contraire, on y chante, parle, etc. on peut passer d'un shrein a l'autre pour les ceremonies sacrees.
hier soir, quand j'etais de retour dans ma chambre, j;etais remplie de bonheur. quelle belle rencontre avec cette famille!
je voulais ecrire mon journal, mais j'avais l'impression de devoir resortir. je me suis donc balladee dans les rues, sans savoir pourquoi, je me suis arretee pour boire un cafe. je n'avais pas mes lunettes avec moi, mais en face, dans un resto de l'autre cote de la rue, j'ai vu quelqu'un, et je me suis dit, ca doit etre eyal. l'israelien de gokarna. gokarna est de l'autre cote de l'inde, c'est un voyage de plus d'une journee... lui ici, en meme temps?
j'y suis allee, et c'etait lui, avec deux francais. on avait des grands sourires sur nos visages, on voulait se prendre dans les bras, mais on s'est souvenu qu'on est en inde, ca ne se fait pas, des expressions de tendresse ou d'amitie en publique, alors on a mis les mains on forme de A devant nos corps et on a dit 'namaste'.
j'ai passe quelques heures avec lui, on a parle parle, de ce qui nous etes arrives depuis que j'avait quitte gokarna. de la vie, de nos reves, pourquoi on est en inde.
je me suis couchee remplie de bonheur.
mercredi 30 janvier 2008
mardi 29 janvier 2008
gingee
j'ai retrouve l'inde.
hier j'ai pris un bus pour pondicherry, et de la un autre pour gingee. toujours l'etat tamil nadu, mais j'ai quitte la cote.
le bus pour gingee est complet, je suis debout dans le couloir. un monsieur me fait signe de poser mon grand sac a cote de son fils. pendant le trajet, il me propose plusieures fois sa place, et apres 1:30h j'accepte, j'ai trop mal aux pieds. il est ave sa femme, sa mere et son fils, et ils sont tous tres gentils avec moi. ils habitent a tiruvannamalai, et il me donne son numero de telephone pour qu'il puisse m'aider quand j'y arriverai, c'est ma prochaine etappe.
arrivee a gingee, je suis presque sous le choque: une ville typiquement indienne. je ne voies auqu'un blanc, il y a le chaos partout, l'inde quoi.
des grandes rues, et sur les cotes un petit stande ou magasin apres l'autre. entre la rue et les magasins: des velos et des motos gares.
mon sac a dos et de nouveau tres lourd (j'avais envoye un paquet en france...). je marche en cherchant un panneau indiquant 'hotel' ou 'lodge' ou 'rooms'. rien.
enfin j'en voie un. je demande a des gens ou est l'entree, ils ne parlent pas l'anglais. je trouve la reception et demande une chambre. le monsieur me montre 3 chambres, mais elles ne me plaisent pas du tout. elles ont une ambiance triste. je m dis: 'ce n'est que pour dormir, demain tu partiras...' mais je ne les veux vraiment pas, ces chambres. je me demande si je trouverai un autre hotel, mais je dois le risquer.
je descend la grande rue en regardant des deux cotes. rien. alors je demande a un chauffeur de rikshaw, s'il sait ou je peux trouver une chambre. il ne parlent pas l'anglais. et je realise que c'est la preiere fois de ce voyage, que personne ne me propose une chambre ou une rikshaw. je suis enfin arrivee en inde. j'ai quitte le chemin touristique.
apres avoir fait demi-tour, je trouve enfin un hotel. la chambre coute 200 rupees, le double de ce que je paie d'habitude. 3,60 euros au lieu de 1,80 euros. mais je la prends. j'ai ma propre salle de bai, quel luxe. il y a meme une table et un plaquard. c'est vraiment un hotel, et pas un guesthouse.
mais il n'y a pas de mousticaire, et quand j'en demande une au receptionniste, il ne me comprend pas. alors je suis tres contente d'avoir celle qu'eran m'avait donne. je la met, et il y a des fils de partout, mais au moins je n'aurai pas de moustique sur mo pendant la nuit. mes pieds et mes mollets ont l'air d'avoir tout recamment survcu la variselle a cause des piqures des moustiques. la mousticaire protege la nuit, mais le matin les moustiques m'attendent de l'autre cote...
apres un masala dosa enorme, je me ballade dans les rues. les gens me regardent avec beaucoup de gentillesse. quelquesuns disent timidement 'hi', mais ils me laissent tranquile. personne ne me dit: 'regardes mon magasin'. et il n'y a auqu'un magasin avec des vetements babacoll, fait uniquement pour les touristes.
je suis en inde.
je fais des photos, des standes de legumes, des colliers des fleurs, des chai-shops. et les gens mes font des grans sourires et me montre ce que je peux prendre en photo. un vendeur de fruits me donne des raisins blancs. juste comme ca. sans me demander de l'argent.
une fille de a peu pres 10 ans marche a cote de moi et me posent des question en anglas. je reponds et lui en pose aussi. mais elle n'a pas encore appris la question de quel age elle a. au croisement on se fait des grands signes d'au revoir, elle me fait un sourire enorme, qui touhe mon coeur!
je m'arrete devant un magasin et regarde des bangles, ces bracelets en toutes les couleurs que protent les indiennes de deux cotes. j'en voudrais pour moi, mais il y a le probleme de la taille: les indiennes sont plus petites, et ont des mains plus petites alors. mais le vendeur en trouve des grands. avec beaucoup d'experiences ils me le passe sur les mains. toute contente j'en achete en vert et orange. preparez-vous aux bruits quand je les mets!
les gens sont tellement sympas, interesse mais discrets, et pas detruits par le tourisme. pas de chauffeur de rikshaw qui me propose ses services. ils ne semblent pas se dire: ah, une balnche, je peux faire plus d'argent avec elle qu'avec les indiens.
comme c'est agreable! je peux me promeneer et regarder sans etre pousse a acheter. a mamalapuram je n'avais meme plus envie de regarder les magasins, parce que je me sentais trop poussee et observee par les vendeurs.
un jour j'ai regarde des elephants en pierre, mais j'en voulais en plus petit. que ceux qu'il y avait. je sortait du magasin et continuait a descendre la rue. des ctes ca criait: 'j'ai des elephants plus petits!' jusqu'a la fin de la rue. ils savaient tous, ce que j'avait regarde.
quand on sort d'un magasin dans les endroits touristiques, les vendeurs se jetent sur toi et disent, si t'as pu acheter ou regarder la, tu peux aussi bien regarder leur magasin...
a gingee, rien de tout ca. pas un seul cybercafe. pas un seul panneau pour 'continental food'. presuqe tous les panneaux sont ecrits en tamil, dans ces signes ronds qui n'ont rien a voir avec notre ecriture. le chai coute la moitie de ce qu'il coutait dans les autres endroits.
apparament il me fallait 8 seminaes pour avoir le courage d'aller toute seule dans une ville ou je ne voie pas d'autres blancs. ah oui, aujourd'hui j'en ai vu 3...
ce matin je suis montee sur une montagne, visiter le fort. une montee d'une heure, des marches et des marches. mais ca vaut bien la paine: quelle vue magnifique! je suis restee unj bon moment pour profiter de cette ambiance de paix.
la descente m'a fait rappeller que je ne fait pas assez de sport. mes mollets m'ont dit merci, quand je suis montee les deux etages pour arriver a ma chambre d'hotel. mais je suis contente. tres.
hier j'ai pris un bus pour pondicherry, et de la un autre pour gingee. toujours l'etat tamil nadu, mais j'ai quitte la cote.
le bus pour gingee est complet, je suis debout dans le couloir. un monsieur me fait signe de poser mon grand sac a cote de son fils. pendant le trajet, il me propose plusieures fois sa place, et apres 1:30h j'accepte, j'ai trop mal aux pieds. il est ave sa femme, sa mere et son fils, et ils sont tous tres gentils avec moi. ils habitent a tiruvannamalai, et il me donne son numero de telephone pour qu'il puisse m'aider quand j'y arriverai, c'est ma prochaine etappe.
arrivee a gingee, je suis presque sous le choque: une ville typiquement indienne. je ne voies auqu'un blanc, il y a le chaos partout, l'inde quoi.
des grandes rues, et sur les cotes un petit stande ou magasin apres l'autre. entre la rue et les magasins: des velos et des motos gares.
mon sac a dos et de nouveau tres lourd (j'avais envoye un paquet en france...). je marche en cherchant un panneau indiquant 'hotel' ou 'lodge' ou 'rooms'. rien.
enfin j'en voie un. je demande a des gens ou est l'entree, ils ne parlent pas l'anglais. je trouve la reception et demande une chambre. le monsieur me montre 3 chambres, mais elles ne me plaisent pas du tout. elles ont une ambiance triste. je m dis: 'ce n'est que pour dormir, demain tu partiras...' mais je ne les veux vraiment pas, ces chambres. je me demande si je trouverai un autre hotel, mais je dois le risquer.
je descend la grande rue en regardant des deux cotes. rien. alors je demande a un chauffeur de rikshaw, s'il sait ou je peux trouver une chambre. il ne parlent pas l'anglais. et je realise que c'est la preiere fois de ce voyage, que personne ne me propose une chambre ou une rikshaw. je suis enfin arrivee en inde. j'ai quitte le chemin touristique.
apres avoir fait demi-tour, je trouve enfin un hotel. la chambre coute 200 rupees, le double de ce que je paie d'habitude. 3,60 euros au lieu de 1,80 euros. mais je la prends. j'ai ma propre salle de bai, quel luxe. il y a meme une table et un plaquard. c'est vraiment un hotel, et pas un guesthouse.
mais il n'y a pas de mousticaire, et quand j'en demande une au receptionniste, il ne me comprend pas. alors je suis tres contente d'avoir celle qu'eran m'avait donne. je la met, et il y a des fils de partout, mais au moins je n'aurai pas de moustique sur mo pendant la nuit. mes pieds et mes mollets ont l'air d'avoir tout recamment survcu la variselle a cause des piqures des moustiques. la mousticaire protege la nuit, mais le matin les moustiques m'attendent de l'autre cote...
apres un masala dosa enorme, je me ballade dans les rues. les gens me regardent avec beaucoup de gentillesse. quelquesuns disent timidement 'hi', mais ils me laissent tranquile. personne ne me dit: 'regardes mon magasin'. et il n'y a auqu'un magasin avec des vetements babacoll, fait uniquement pour les touristes.
je suis en inde.
je fais des photos, des standes de legumes, des colliers des fleurs, des chai-shops. et les gens mes font des grans sourires et me montre ce que je peux prendre en photo. un vendeur de fruits me donne des raisins blancs. juste comme ca. sans me demander de l'argent.
une fille de a peu pres 10 ans marche a cote de moi et me posent des question en anglas. je reponds et lui en pose aussi. mais elle n'a pas encore appris la question de quel age elle a. au croisement on se fait des grands signes d'au revoir, elle me fait un sourire enorme, qui touhe mon coeur!
je m'arrete devant un magasin et regarde des bangles, ces bracelets en toutes les couleurs que protent les indiennes de deux cotes. j'en voudrais pour moi, mais il y a le probleme de la taille: les indiennes sont plus petites, et ont des mains plus petites alors. mais le vendeur en trouve des grands. avec beaucoup d'experiences ils me le passe sur les mains. toute contente j'en achete en vert et orange. preparez-vous aux bruits quand je les mets!
les gens sont tellement sympas, interesse mais discrets, et pas detruits par le tourisme. pas de chauffeur de rikshaw qui me propose ses services. ils ne semblent pas se dire: ah, une balnche, je peux faire plus d'argent avec elle qu'avec les indiens.
comme c'est agreable! je peux me promeneer et regarder sans etre pousse a acheter. a mamalapuram je n'avais meme plus envie de regarder les magasins, parce que je me sentais trop poussee et observee par les vendeurs.
un jour j'ai regarde des elephants en pierre, mais j'en voulais en plus petit. que ceux qu'il y avait. je sortait du magasin et continuait a descendre la rue. des ctes ca criait: 'j'ai des elephants plus petits!' jusqu'a la fin de la rue. ils savaient tous, ce que j'avait regarde.
quand on sort d'un magasin dans les endroits touristiques, les vendeurs se jetent sur toi et disent, si t'as pu acheter ou regarder la, tu peux aussi bien regarder leur magasin...
a gingee, rien de tout ca. pas un seul cybercafe. pas un seul panneau pour 'continental food'. presuqe tous les panneaux sont ecrits en tamil, dans ces signes ronds qui n'ont rien a voir avec notre ecriture. le chai coute la moitie de ce qu'il coutait dans les autres endroits.
apparament il me fallait 8 seminaes pour avoir le courage d'aller toute seule dans une ville ou je ne voie pas d'autres blancs. ah oui, aujourd'hui j'en ai vu 3...
ce matin je suis montee sur une montagne, visiter le fort. une montee d'une heure, des marches et des marches. mais ca vaut bien la paine: quelle vue magnifique! je suis restee unj bon moment pour profiter de cette ambiance de paix.
la descente m'a fait rappeller que je ne fait pas assez de sport. mes mollets m'ont dit merci, quand je suis montee les deux etages pour arriver a ma chambre d'hotel. mais je suis contente. tres.
dimanche 27 janvier 2008
encore des photos
ca y est, j'ai mis mes dernieres photos sur le net.
ca marche comme d'hab, et puis c'est l'album 'india3'.
http://picasaweb.google.com/melindahiller
enjoy!
ca marche comme d'hab, et puis c'est l'album 'india3'.
http://picasaweb.google.com/melindahiller
enjoy!
samedi 26 janvier 2008
la nuit en inde
c'est un jour ferie aujourd'hui. il y en a tellement en inde, c'est inimaginable. presque tous les jours feires de religions differentes sont fetes ici.
mais aujourd'hui, il semble plus important que les autres. les enfants ont des petits drapeaux du pays sur leurs belles uniformes scolaires, et tout le monde semble porter les meilleurs vetements.
deja pendant la nuit je savais, qu'il y a quelque chose d'extraordinaire: de la musique a fond, des gens qui parlait fort, ca n'arretait que ce matin. je dors tres profondement en inde, normalement. depuis des semaines j'ai un sommeil profond, c'est tres agreable. mais la nuit derniere, je n'ai presque pas dormi, a cause de cette fete, juste a cote de mon guesthouse.
pendant la journee, il y a du bruit partout. les claxonnes des voitures, bus, camions etc., les gens qui pqrlent fort (mais fort!!!!!!!), de la musique. tous les voyageurs parlent du bruit en inde. des fois, on ne oeut pas se concentrer sur une voix, car il y a trop de bruit en meme temps. la vie semble se passer dehors, je m'imagine les maisons vide pendant la journee.
la nuit, c'est calme. personne dans les rues, un manteau de silence se met doucement sur les bruits du jour. on entend juste les chiens et quelques bus. les chiens sauvages en inde, c'est quelque chose. la nuit ils se battent, aboyent beaucoup.
j'ai toujours cette image de l'inde la nuit: tout le monde dort, mais sur les routes il y a des milliers de sleeper bus, et dans les rues des milliers de chiens, dans tout le pays.
on apprend donc a appeller un peu moin de bruit du silence.
mais aujourd'hui, il semble plus important que les autres. les enfants ont des petits drapeaux du pays sur leurs belles uniformes scolaires, et tout le monde semble porter les meilleurs vetements.
deja pendant la nuit je savais, qu'il y a quelque chose d'extraordinaire: de la musique a fond, des gens qui parlait fort, ca n'arretait que ce matin. je dors tres profondement en inde, normalement. depuis des semaines j'ai un sommeil profond, c'est tres agreable. mais la nuit derniere, je n'ai presque pas dormi, a cause de cette fete, juste a cote de mon guesthouse.
pendant la journee, il y a du bruit partout. les claxonnes des voitures, bus, camions etc., les gens qui pqrlent fort (mais fort!!!!!!!), de la musique. tous les voyageurs parlent du bruit en inde. des fois, on ne oeut pas se concentrer sur une voix, car il y a trop de bruit en meme temps. la vie semble se passer dehors, je m'imagine les maisons vide pendant la journee.
la nuit, c'est calme. personne dans les rues, un manteau de silence se met doucement sur les bruits du jour. on entend juste les chiens et quelques bus. les chiens sauvages en inde, c'est quelque chose. la nuit ils se battent, aboyent beaucoup.
j'ai toujours cette image de l'inde la nuit: tout le monde dort, mais sur les routes il y a des milliers de sleeper bus, et dans les rues des milliers de chiens, dans tout le pays.
on apprend donc a appeller un peu moin de bruit du silence.
vendredi 25 janvier 2008
des nouevelles photos

j'ai enfin mis des nouvelles photos sur le net. ca dure des heures, devient cher alors, est tres complique pour mon petit cerveau non-technique...
j'en ai encore plus, mais ca sera pour une autre fois.
alors, comme avant:
http://picasaweb.google.com/melindahiller
c'est l'album goagokarnahampi, il y a 172 photos
enjoy!!
mamalapuram
j'ai quitte hampi mardi soir.
j'y ai passe quelques jours tres agreables, avec beaucoup de marche, une journee en velo et beaucoup de temps a ne rien faire. dire au revoir a la famille de raja etait emotionel, ils sont tellement gentils! j'ai beaucoup parle avec ganga, qui m'a raconte l'histoire de la famille, j'adore apprendre la culture indienne de cette facon.
en tout, le changement de hampi m'a fait mal au coeur. aux autres endroits, comme goa ou gokarna, ca ne m'a rien fait. c'est normal, qu'un endroit evolu, change. mais a hampi c'est plus que ca. le development touristique a beaucoup change de l'ambiance que j'ai connu a hampi.
les gens, qui y etaient pour la premiere fois, trouve cet endroit aussi magique que moi la premiere fois. donc, quand on decouvre hampi, c'est toujours special. mais moi, je reve des vieux temps, quand c'etait plus petit, plus calme.
j'ai fait le voyage avec un francais, lionel. on a pris un bus de hampi a hospet, 30 minutes. la, on avait assez de temps pour manger, avant de prendre un bus de nuit a bangalore. la route etait une catastrophe. je prefere les trains de nuit, mais il n'y avait plus de place. il faut les reserver tot, ces couchettes...
bangalore est la ville des ordinateurs, des ecoles informatique, de la technologie. sur des photos on pourrait croire qu'il s'agit de hongkong...
on est alle directement a la gare, pour prendre un train a chennai (madras. on inde, beaucoup de villes on rechange le nom en leur nom indien, pour enlever les noms des anglais. bombay s'appelle mumbay maintenant, et madras est chennai). chennai est a la cote de l'est, j'ai donc traverse le pays d'un cote a l'autre. mais on y est pas reste, on a pris un bus pour mamalapuram, ou on est arrive apres 24 heures de voyage.
mamalapuram (aussi connu sous le nom de mahabalipuram, car une autre specialite en inde sont des noms de ville tres longs, qui sont raccourci apres...) est une belle petite ville a la cote, avec des beaux temples, un centre nucleaire (genial!) et pleins de sculpteurs de pierre. quand on se ballade dans les rues, on voit partout des hommes travailler la pierre. on peut regarder et acheter directement de leur atelier.
l'ambiance est beaucoup plus calme ici qu'a hampi par exemple. il y a beaucoup de touristes aussi, mais tout semble plus zen ici qu'a la cote de l'ouest ou hampi.
les couchers de soleil sont plus beau de l'autre cote, bien sure, avec le soleil qui se couche dans la mer. mais j'aime beaucoup cette ville. et j'aime beaucoup la culture tamil. je suis dans l'etat tamil nadu maintenant, ils sont tres fieres de leur culture ici, n'aiment pas le hindi et ont meme une grande procudtion de films de cinema en tamil.
la ville a ete tres touche par le tsunami. quand on parle aux gens du tsunami, il y en a, qui ne veulent pas en parler. d'autres racontent, ce qui a ete detruit, ce qu'ils ont perdu.
j'ai donc voyage avec quelqu'un cette fois-ci. il y a des pours et des contres, comme avec tout dans la vie. c'etait tres pratique, surtout quand je devait aller aux toilettes, j'ai pu laisser mon sac a dos avec lui, au lieu de le prendre avec moi. mais comme c'est un homme, je n'ai pas eu de contacte avec des indiens... et j'ai tellement l'habitude maintenant de voyager seule, j'aime bien voyager a mon rhythme, prendre des decision, comme 'bus ou train?' toute seule, vite fait. c'est peut-etre dificile, quand on ne se connait pas. en tout cas, je continue toute seule.
c'est impressionant pour moi: au debut je me sentais seule, presque perdue des fois. et maintenant je ne me sens plus seule, je peux avoir des contactes avec des gens, si je le veux. et j'aime bien me ballader seule, a mon rhythme. je me sens en paix avec moi-meme, c'est pour ca peut-etre. en plus, j'avais une vie de commune a gokarna, tant de gens qui me sont devenu tres chers, et ca me donne encore beaucoup de force, comme s'ile etaient toujours avec moi. surtout eyal et tali. penser a eux, c'est comme les sentir a cote de moi.
j'y ai passe quelques jours tres agreables, avec beaucoup de marche, une journee en velo et beaucoup de temps a ne rien faire. dire au revoir a la famille de raja etait emotionel, ils sont tellement gentils! j'ai beaucoup parle avec ganga, qui m'a raconte l'histoire de la famille, j'adore apprendre la culture indienne de cette facon.
en tout, le changement de hampi m'a fait mal au coeur. aux autres endroits, comme goa ou gokarna, ca ne m'a rien fait. c'est normal, qu'un endroit evolu, change. mais a hampi c'est plus que ca. le development touristique a beaucoup change de l'ambiance que j'ai connu a hampi.
les gens, qui y etaient pour la premiere fois, trouve cet endroit aussi magique que moi la premiere fois. donc, quand on decouvre hampi, c'est toujours special. mais moi, je reve des vieux temps, quand c'etait plus petit, plus calme.
j'ai fait le voyage avec un francais, lionel. on a pris un bus de hampi a hospet, 30 minutes. la, on avait assez de temps pour manger, avant de prendre un bus de nuit a bangalore. la route etait une catastrophe. je prefere les trains de nuit, mais il n'y avait plus de place. il faut les reserver tot, ces couchettes...
bangalore est la ville des ordinateurs, des ecoles informatique, de la technologie. sur des photos on pourrait croire qu'il s'agit de hongkong...
on est alle directement a la gare, pour prendre un train a chennai (madras. on inde, beaucoup de villes on rechange le nom en leur nom indien, pour enlever les noms des anglais. bombay s'appelle mumbay maintenant, et madras est chennai). chennai est a la cote de l'est, j'ai donc traverse le pays d'un cote a l'autre. mais on y est pas reste, on a pris un bus pour mamalapuram, ou on est arrive apres 24 heures de voyage.
mamalapuram (aussi connu sous le nom de mahabalipuram, car une autre specialite en inde sont des noms de ville tres longs, qui sont raccourci apres...) est une belle petite ville a la cote, avec des beaux temples, un centre nucleaire (genial!) et pleins de sculpteurs de pierre. quand on se ballade dans les rues, on voit partout des hommes travailler la pierre. on peut regarder et acheter directement de leur atelier.
l'ambiance est beaucoup plus calme ici qu'a hampi par exemple. il y a beaucoup de touristes aussi, mais tout semble plus zen ici qu'a la cote de l'ouest ou hampi.
les couchers de soleil sont plus beau de l'autre cote, bien sure, avec le soleil qui se couche dans la mer. mais j'aime beaucoup cette ville. et j'aime beaucoup la culture tamil. je suis dans l'etat tamil nadu maintenant, ils sont tres fieres de leur culture ici, n'aiment pas le hindi et ont meme une grande procudtion de films de cinema en tamil.
la ville a ete tres touche par le tsunami. quand on parle aux gens du tsunami, il y en a, qui ne veulent pas en parler. d'autres racontent, ce qui a ete detruit, ce qu'ils ont perdu.
j'ai donc voyage avec quelqu'un cette fois-ci. il y a des pours et des contres, comme avec tout dans la vie. c'etait tres pratique, surtout quand je devait aller aux toilettes, j'ai pu laisser mon sac a dos avec lui, au lieu de le prendre avec moi. mais comme c'est un homme, je n'ai pas eu de contacte avec des indiens... et j'ai tellement l'habitude maintenant de voyager seule, j'aime bien voyager a mon rhythme, prendre des decision, comme 'bus ou train?' toute seule, vite fait. c'est peut-etre dificile, quand on ne se connait pas. en tout cas, je continue toute seule.
c'est impressionant pour moi: au debut je me sentais seule, presque perdue des fois. et maintenant je ne me sens plus seule, je peux avoir des contactes avec des gens, si je le veux. et j'aime bien me ballader seule, a mon rhythme. je me sens en paix avec moi-meme, c'est pour ca peut-etre. en plus, j'avais une vie de commune a gokarna, tant de gens qui me sont devenu tres chers, et ca me donne encore beaucoup de force, comme s'ile etaient toujours avec moi. surtout eyal et tali. penser a eux, c'est comme les sentir a cote de moi.
jeudi 24 janvier 2008
etre une femme ou un homme
... change tout.
l'inde est un pays d'hommes, des vrais machos, des fois c'est dur a supporter pour une feministe comme moi.
dans les rues, on voit toujours beaucoup plus d'hommes que de femmes. ou peut-etre c'est l'impression qu'on a, car c'est les hommes qui parlent fort, qui essayent d'etablir des contactes avec nous les blancs. les femmes sont beaucoup plus discretes, un peu derriere les hommes.
et pourtant, c'est elles qui font le travail. elles construisent des routes entieres, en portant des paniers remplient de pierre ou de ciment sur la tete, elle sont sur leurs genoux toute la journee en faisant les travaux. elles font a manger, s'occupent des enfants, gagnent de l'argent pour faire a manger. c'est impressionant. sans les femmes, rien ne marcherait en inde. elles ont une force incroyable.
en meme temps, il y a des professions, dans lesquelles on ne verrait jamais une femme: il y a des milliers, des milliards de rikshaws en inde, mais pas une seule femme comme chauffeur. que des hommes.
etant une femme blanche, je sens ce machisme tous les jours. et je sens l'image qu'ils ont dans leurs tetes sur les femmes blanches. ils savent, qu'on a le droit d'avoir des relations sexuelles avent le mariage, qu'on peut choisir nos partenaires. alors, on est des saloppes, mais pourquoi pas en profiter? j'ai eu des propositions tres directes. un indien qui m'a explique, que comme je peux le faire avec qui je veux, je pourrait aussi bien le faire avec lui. qu'on ne le fait pas avec tous les mecs et qu'onchoisit quand meme nos partenaires, ca, il n'a pas trop compris. c'etait en 1997, et quand il s'est trop approche, je lui ai montre qu'une femme blanche sait se battre. je pense, qu'il a compris la lecon, quand il a recu mon coup de poignet.
mais ca m'a surtout appris a moi: ils ont cet image de nous dans la tete, et elle est sans respet. on est des saloppes, faut le dire comme c'est.
et la question, si j'ai un petit ami, devient un piege. si je dis non, ils pourraient essayer de me draguer, allez, une blanche, si je dis oui, je suis une femme qui a une relation sexuelle sans etre mariee, alors une s.... que faire? bien sure, je suis mariee. ca me donne plus de respet, tout de suite. je vois leurs reactions. ca ne les empeche pas des fois d'essayer quand meme...
et je me retrouve dans la situation de mentir, de rentrer dans leur jeu, qu'une femme mariee merite plus de respet qu'une femme non-mariee. au lieu de leur faire comprendre, que je merite du respet, car je suis une personne, et tout le monde merite du respet... c'est paradoxe, mais ca rend ma vie plus facile de mentir.
quand je me ballade seule, les indiens me parlent tout le temps. des que je me ballade avec un homme, ils ne parlent qu'a lui, m'ignorent presque. ils n'ont pas le droit de parler a une femme comme ca, alors je suis tres ferme. polie, mais avec une clarte qui demande du respet.
les femmes blanches qui voyagent avec leur partenaire, ne connaissent pas ce cote la du voyage. qu'on doit constamment se proteger, pour etre respecter.
et les hommes blancs ne le connaissent pas non plus, bien sur. c'etait tellement interessant d'en discuter avec michael. lui, il a des contactes tres sympas avec les indiens. mais pas de contactes avec les indiennes. moi, par contre, quand je voyage seule, ai beaucoup de contacte avec les indiennes. elles me parlent dans les trains, les bus, etc, des que je suis avec un homme, elle ne me parlent pas. j'ai un role silencieux, un pas derriere l'homme, comme un ombre.
et voila, la feministe en moi qui crie: je ne veux pas devoir me battre pour etre respecter. je ne veux pas devoir me cacher derriere un homme, juste parce que je suis une femme. et je ne veux pas devoir etre sur mes gardes constamment, juste parce que les hommes ont cette image de nous, qui leur donne un comportement des fois tres lourd.
les indiennes ne montrent jamais leurs epaules. ni leurs genoux. et voila, arrivent toutes ces touristes de l'europe, un debardeur et jupe courte. je trouve ca sand respet envers la culture indienne. dans beaucoup d'endroits en inde il y a meme des paneaux: veuillez vous habiller avec du respet envers la culture. et souvent on voit passer des blanches a cote de ces paneaux en debardeur etc. ca me met en colere. en meme temps, les habilles d'une femme ne justifient pas un acte aggressive contre elle de la part d'un homme. mais comme je sais, quelle image ils ont sur nous dans la tete, et qu'on plus ils ne voient jamais d'epaules ou de genoux d'une femme, et voila, ils voient une blanche, qui a le droit de coucher avec qui elle veut et qui en plus montre tout ca...
je me sentirais nue dans des tels vetements. c'est encore une fois paradoxe: me battre contre ces images et ce comportement envers les femmes, et en meme temps m'adapter a quelques regles, pour avoir une vie plus tranquile.
j'en ai marre de cette bataille de tous les jours: respectez les femmes! mais je la fais. en europe aussi, d'ailleurs. ici, c'est plus present, mais en europe, nous avons la meme problematique. etre une femme veut souvent dire, d'etre sur ces gardes, a tout moment, faire plus attention qu'on homme, ...il y a du danger....
l'inde est un pays d'hommes, des vrais machos, des fois c'est dur a supporter pour une feministe comme moi.
dans les rues, on voit toujours beaucoup plus d'hommes que de femmes. ou peut-etre c'est l'impression qu'on a, car c'est les hommes qui parlent fort, qui essayent d'etablir des contactes avec nous les blancs. les femmes sont beaucoup plus discretes, un peu derriere les hommes.
et pourtant, c'est elles qui font le travail. elles construisent des routes entieres, en portant des paniers remplient de pierre ou de ciment sur la tete, elle sont sur leurs genoux toute la journee en faisant les travaux. elles font a manger, s'occupent des enfants, gagnent de l'argent pour faire a manger. c'est impressionant. sans les femmes, rien ne marcherait en inde. elles ont une force incroyable.
en meme temps, il y a des professions, dans lesquelles on ne verrait jamais une femme: il y a des milliers, des milliards de rikshaws en inde, mais pas une seule femme comme chauffeur. que des hommes.
etant une femme blanche, je sens ce machisme tous les jours. et je sens l'image qu'ils ont dans leurs tetes sur les femmes blanches. ils savent, qu'on a le droit d'avoir des relations sexuelles avent le mariage, qu'on peut choisir nos partenaires. alors, on est des saloppes, mais pourquoi pas en profiter? j'ai eu des propositions tres directes. un indien qui m'a explique, que comme je peux le faire avec qui je veux, je pourrait aussi bien le faire avec lui. qu'on ne le fait pas avec tous les mecs et qu'onchoisit quand meme nos partenaires, ca, il n'a pas trop compris. c'etait en 1997, et quand il s'est trop approche, je lui ai montre qu'une femme blanche sait se battre. je pense, qu'il a compris la lecon, quand il a recu mon coup de poignet.
mais ca m'a surtout appris a moi: ils ont cet image de nous dans la tete, et elle est sans respet. on est des saloppes, faut le dire comme c'est.
et la question, si j'ai un petit ami, devient un piege. si je dis non, ils pourraient essayer de me draguer, allez, une blanche, si je dis oui, je suis une femme qui a une relation sexuelle sans etre mariee, alors une s.... que faire? bien sure, je suis mariee. ca me donne plus de respet, tout de suite. je vois leurs reactions. ca ne les empeche pas des fois d'essayer quand meme...
et je me retrouve dans la situation de mentir, de rentrer dans leur jeu, qu'une femme mariee merite plus de respet qu'une femme non-mariee. au lieu de leur faire comprendre, que je merite du respet, car je suis une personne, et tout le monde merite du respet... c'est paradoxe, mais ca rend ma vie plus facile de mentir.
quand je me ballade seule, les indiens me parlent tout le temps. des que je me ballade avec un homme, ils ne parlent qu'a lui, m'ignorent presque. ils n'ont pas le droit de parler a une femme comme ca, alors je suis tres ferme. polie, mais avec une clarte qui demande du respet.
les femmes blanches qui voyagent avec leur partenaire, ne connaissent pas ce cote la du voyage. qu'on doit constamment se proteger, pour etre respecter.
et les hommes blancs ne le connaissent pas non plus, bien sur. c'etait tellement interessant d'en discuter avec michael. lui, il a des contactes tres sympas avec les indiens. mais pas de contactes avec les indiennes. moi, par contre, quand je voyage seule, ai beaucoup de contacte avec les indiennes. elles me parlent dans les trains, les bus, etc, des que je suis avec un homme, elle ne me parlent pas. j'ai un role silencieux, un pas derriere l'homme, comme un ombre.
et voila, la feministe en moi qui crie: je ne veux pas devoir me battre pour etre respecter. je ne veux pas devoir me cacher derriere un homme, juste parce que je suis une femme. et je ne veux pas devoir etre sur mes gardes constamment, juste parce que les hommes ont cette image de nous, qui leur donne un comportement des fois tres lourd.
les indiennes ne montrent jamais leurs epaules. ni leurs genoux. et voila, arrivent toutes ces touristes de l'europe, un debardeur et jupe courte. je trouve ca sand respet envers la culture indienne. dans beaucoup d'endroits en inde il y a meme des paneaux: veuillez vous habiller avec du respet envers la culture. et souvent on voit passer des blanches a cote de ces paneaux en debardeur etc. ca me met en colere. en meme temps, les habilles d'une femme ne justifient pas un acte aggressive contre elle de la part d'un homme. mais comme je sais, quelle image ils ont sur nous dans la tete, et qu'on plus ils ne voient jamais d'epaules ou de genoux d'une femme, et voila, ils voient une blanche, qui a le droit de coucher avec qui elle veut et qui en plus montre tout ca...
je me sentirais nue dans des tels vetements. c'est encore une fois paradoxe: me battre contre ces images et ce comportement envers les femmes, et en meme temps m'adapter a quelques regles, pour avoir une vie plus tranquile.
j'en ai marre de cette bataille de tous les jours: respectez les femmes! mais je la fais. en europe aussi, d'ailleurs. ici, c'est plus present, mais en europe, nous avons la meme problematique. etre une femme veut souvent dire, d'etre sur ces gardes, a tout moment, faire plus attention qu'on homme, ...il y a du danger....
vendredi 18 janvier 2008
hampi
il etait une fois, vers 1200 et quelques, un grand roi en inde central, dans le departement aujourd'hui connu sous le nom de karnataka.
son royaume s'appella vijayanagar. le village le plus connu dans cet ancien royaume est aujord'hui hampi.
dans le royaume vijayanagar on aimait beaucoup le temples, l'architecture hindouiste. mais un jour sont arrives des arabes, ils ont detruit une partie des beaux temples et ont batti des batiments dans l'architecture muselmanne.
aujourd'hui, il y a des ruines de tous ces batiments, tout autour de hampi. on peut marcher des heures et des heures, et on decouvre encore des temples et des palais, en partie toujoutrs en tres bonne condition.
le paysage est comme si quelqu'un a pris une boite enorme avec des rochers et l'a vide. le resultat est un grand desordre de montagnes, qui consistent de ces rochers plutot ronds et rouges. il y a une riviere qui traverse les vallees de ces montagnes, et des milliers de palmiers. la, ou il n'y en a pas, il y a des champs de riz et de bananiers. le vert et le rouge, ces belles couleurs qui brillent autour de cette belle architecture.
j'aime ce paysage, il m'inspire, il me parle directement au coeur.
deja en 97 je passait des heures et des heures dans les rochers, en sautant, marchant, etant assise... j'ai fait sauter corina, elle se sentait un peu moins bien que moi dans les rochers, son territoire est plutot la mer. mais elle etait aussi impressione par ce paysage magnifique.
en 97 raja etait mon guide pour un tour historique de 3 jours. il avait un grand sense d'humour, nous racontait des histoires et des blagues, mais surtout il savait tout sur l'histoire de vijayanagar.
et il nous montrait son petit carnet de remerciments, avec une entree de bruce willis, qui a passe quelques jours a hampi, aparament.
ca me fait penser a jonny depp: il y a la grande rumeur, qu'il est en inde en ce moment, pour faire le film sur l'hisotire d'un australien, qui s'est enfuit d'une prison en australie et s'est cache en inde. jonny a ete a hampi la semaine derniere, se disent les gens.
aujourd'hui, je me suis levee tot, j'ai pris mon petit dejeuner sur la terrasse, salade de fruit et cafe (oui, dans le sud de l'inde ils on du bon cafe!!!!!!!!!), et je suis partie avec mon sac a dos. une bouteille d'eau, creme solaire, appareil photo, carnet pour ecrire. et pendant 4 heures, je me suis promenee. je suis montee sur la montagne avec le petit temple, la, ou j'ai eu un des moments les plus heureux de ma vie: quand j'y suis arrivee il y a 10 ans, apres des heures et des heures de marche et de montee avec raja, je me suis tournee, et j'ai vu le plus beau paysage que j'avait jamais vu. j'etais remplie de bonheur, de pure joie, et je criait fort en sautant dans l'air. je n'oublierai jamais ce moment.
aujourd'hui j'y etait toute seule, et j'ai tout absorbe en toute tranquilite.
un chien etait la, et il a decide de m'adopter. pendant deux heures il me suivait, pendant la descente, a cote de la riviere, dans les temples. moi, qui voulait passer ces heures toute seule, a moitie dans mes souvenirs, a moitie presente, me retrouvait avec un compagnon. il est parti quand je l'ai engueule, car il m'a fait tomber sur des rochers glissants.
apres ma balade, je suis allee au 'mango tree restaurant', a 1,5 km en dehors de hampi. je me rappelle du petit chemin dans le champ des bananiers, mais maintenant il y a un vrai chemin, bien arrange pour les visiteurs.
ca a beaucoup change, mais n'a pas perdu de charme. une terrasse naturelle enorme, sur plusieures hauteurs, avec une belle vue sur la riviere et les rochers derriere. j'ai bu un cafe et ai ecrit, pendant 2 heures. hampi m'a toujours inspire, et ca recommence.
etre ici me donne le meme sentiment de calme et de paix comme avant.
son royaume s'appella vijayanagar. le village le plus connu dans cet ancien royaume est aujord'hui hampi.
dans le royaume vijayanagar on aimait beaucoup le temples, l'architecture hindouiste. mais un jour sont arrives des arabes, ils ont detruit une partie des beaux temples et ont batti des batiments dans l'architecture muselmanne.
aujourd'hui, il y a des ruines de tous ces batiments, tout autour de hampi. on peut marcher des heures et des heures, et on decouvre encore des temples et des palais, en partie toujoutrs en tres bonne condition.
le paysage est comme si quelqu'un a pris une boite enorme avec des rochers et l'a vide. le resultat est un grand desordre de montagnes, qui consistent de ces rochers plutot ronds et rouges. il y a une riviere qui traverse les vallees de ces montagnes, et des milliers de palmiers. la, ou il n'y en a pas, il y a des champs de riz et de bananiers. le vert et le rouge, ces belles couleurs qui brillent autour de cette belle architecture.
j'aime ce paysage, il m'inspire, il me parle directement au coeur.
deja en 97 je passait des heures et des heures dans les rochers, en sautant, marchant, etant assise... j'ai fait sauter corina, elle se sentait un peu moins bien que moi dans les rochers, son territoire est plutot la mer. mais elle etait aussi impressione par ce paysage magnifique.
en 97 raja etait mon guide pour un tour historique de 3 jours. il avait un grand sense d'humour, nous racontait des histoires et des blagues, mais surtout il savait tout sur l'histoire de vijayanagar.
et il nous montrait son petit carnet de remerciments, avec une entree de bruce willis, qui a passe quelques jours a hampi, aparament.
ca me fait penser a jonny depp: il y a la grande rumeur, qu'il est en inde en ce moment, pour faire le film sur l'hisotire d'un australien, qui s'est enfuit d'une prison en australie et s'est cache en inde. jonny a ete a hampi la semaine derniere, se disent les gens.
aujourd'hui, je me suis levee tot, j'ai pris mon petit dejeuner sur la terrasse, salade de fruit et cafe (oui, dans le sud de l'inde ils on du bon cafe!!!!!!!!!), et je suis partie avec mon sac a dos. une bouteille d'eau, creme solaire, appareil photo, carnet pour ecrire. et pendant 4 heures, je me suis promenee. je suis montee sur la montagne avec le petit temple, la, ou j'ai eu un des moments les plus heureux de ma vie: quand j'y suis arrivee il y a 10 ans, apres des heures et des heures de marche et de montee avec raja, je me suis tournee, et j'ai vu le plus beau paysage que j'avait jamais vu. j'etais remplie de bonheur, de pure joie, et je criait fort en sautant dans l'air. je n'oublierai jamais ce moment.
aujourd'hui j'y etait toute seule, et j'ai tout absorbe en toute tranquilite.
un chien etait la, et il a decide de m'adopter. pendant deux heures il me suivait, pendant la descente, a cote de la riviere, dans les temples. moi, qui voulait passer ces heures toute seule, a moitie dans mes souvenirs, a moitie presente, me retrouvait avec un compagnon. il est parti quand je l'ai engueule, car il m'a fait tomber sur des rochers glissants.
apres ma balade, je suis allee au 'mango tree restaurant', a 1,5 km en dehors de hampi. je me rappelle du petit chemin dans le champ des bananiers, mais maintenant il y a un vrai chemin, bien arrange pour les visiteurs.
ca a beaucoup change, mais n'a pas perdu de charme. une terrasse naturelle enorme, sur plusieures hauteurs, avec une belle vue sur la riviere et les rochers derriere. j'ai bu un cafe et ai ecrit, pendant 2 heures. hampi m'a toujours inspire, et ca recommence.
etre ici me donne le meme sentiment de calme et de paix comme avant.
jeudi 17 janvier 2008
depart de gokarna
je voulais rester une semaine a gokarna, et hier soir je suis enfin partie, apres 17 jours.
j'ai passe une derniere soiree/nuit magnifique: nico, artiste francais, nous a peint des visages sur les mains, qu'est-ce qu'on a rigole. on a pris au moins 200 photos, de nos mains, de nico entrain de peindre, de nous ensemble...
il y avait eyal, joelle, tali, guillermo, nico et moi.
et hier soir, c'etait le grand au revoir de ces personnes, qui me sont devenus tres chers.
mais il etait temps de partir. j'etais contente.
en route, mon sac a dos et moi. apres 17 jours de vie de communaute, je suis de nouveau seule. mais mon coeur est rempli de joie, d'amitie, alors je ne me sens pas seule du tout. surtout que je connait l'endroit, ou je suis allee...
et en plus, je cherche de plus en plus d'etre seule des fois...
j'ai pris un 'local bus' pour 25 km, alors un peu plus qu'une heure de route. on m'avait dit que arrivee a ankola, je dois prendre une rikshaw pour 4 km. dans le bus j'ai rencontre inbal, israelienne, et sarah, anglaise, et on a decide de partager le rikshaw.
connaissez-vous la taille de ces vehicules?
ca marche avec un moteur de scooteur. mais le chauffeur a accepte de nous prendre toutes les trois, avec nos sacs a dos. j'etais assise devant, a cote de lui, j'adore!
quand la route montait un peu, le moteur commencait a puer, et plusieures fois il s'est presuqe arrete. on etait prete a pousser, mais tout s'est bien passe.
arrive a l'endroit du depart du sleeper bus, il y avait DES CENTAINES DE TOURISTES... non, j'exaggere, mais j'ai realise que j'en ai un peu marre, d'aller a ces endroits touristiques, j'en ai marre de voir les panneaux: 'continental food, israeli food, chinese food, pancake, porridge'.
je veux l'inde. je veux de la nourriture indienne, les epices, la saveur. j'aimerais retourner dans les petits village, qui ne sont pas construits pour nous les voyageurs, mais qui ont une histoire indienne.
alors c'est decide, apres hampi (plus touristique y a pas...), je quitte ce chemin tourstique, la route que tout le monde semble faire. comme je suis seule, je ne vais pas aller dans les villages tout perdus ou j'etais avec corina, mais j'irai a des endroits un peu moins touristique...
le bus a ete prevu pour 23 heures, a 1 heure du matin il a enfin apparu. tout le monde parlait un peu a tout le monde e attendant le bus. je pense que 5 personnes m'ont parle en hebreux, car ils pensaient que je suis israelienne. de toute facon, je perturbe les gens avec ma reponse a cette question qu'on entend 57 fois par jour: 'tu viens d'ou?' 'france'... 'mais, ton accent...'
quand le bus etait enfin la, j'ai bien rigole. en europe on ne le ferait meme plus rentrer dans un garage pour un control technique, il serait directement envoye dans le cimetiere des bus. c'est etonnant qu'il n'est pas explose pendant la nuit. en plus, le chauffeur a essaye de rattrapper un peu de temps, alors a fond sur les routes les plus mauvaises que j'ai jamais vu.
en plus, j;ai eu la place que personne ne veut: sur la roue arriere. et oui, encore une fois. comme tous les bus sont differents, ca ne sert a rien d'apprendre les numeros des sieges pour dire, lequel on ne veut pas...
apres 8 heures de sommeil pas tres profond, a coote d'un anglais qui ronfle tranquillement (merci jamie, tu m'as prouve que c'est possible de dromir pronfondement dans un bus qui fait penser a un essaurage d'une machine a laver), je suis arrivee a hampi.
j'ai ignore tous les cries: 'madame, rikshaw?' 'madame, chambre?' 'madame, bon prix'... et je suis directement allee chez la famille de raja. en 97 j'ai eu les moments les plus heureux de mon voyage ici, sur le toit du resto.
raja n'est plus ici, il a epouse une francaise et vie a alby. raja a ete mon guide dans les ruines de hampi pendant 3 jours, on etait un groupe de 5, et puis on avait passe beaucoup de temps avec lui et sa famille. en 2001, avec corina, on a pris une chambre chez la famille. ganga, le frere, et sa femme ratna tiennent toujours le resto, et l'autre frere tient l'hotel.
ganga m'a vu arrivee de loins et m'a fait un grand sourire: 'tu n'as pas change!', et je savais, j'ai bien fait de revenir chez eux, au lieu d'aller dans le quartier branche, a l'autre cote de la riviere.
j'ai ce principe, que je veux soutenir cette famille, donner mon argent a eux, pas a des gens que je ne connais pas.
j'ai une toute petite chambre tres agreable.
les enfants ont grandi, et oui, je vieillis, les bebes vont a l'ecole.. la fille n'avait meme pas un an, le garcon en avait 3 la derniere fois...
toute la famille est tres gentille avec moi, des que je suis dans ma chambre, il y a quelqu'un qui arrive, juste pour me regarder, pour me parler, des vieux temps a hampi. la fille m'a demande si c'etait vraie que je l'ai eu dans les bras quand elle etait bebe. et oui.
les indiens sont tellement genereux, acceuillent les gens les bras ouverts, mais je sais que ca peut devenir etouffant, car ils ne connaissent pas le besoin de la vie privee ou intime, donc ils sont tout le temps la, et c'est presque TROP gentils des fois. mais ca me touche beaucoup de cette famille.
tout a l'heure, le pere de tous ces freres est venu me voir a ma fenetre. 'tu as ete ici il y a longtemps, non? et tu connais raja! et tu vies en france aussi?' 'oui'. 'loin de raja?' 'oui', j'ai dit, et tout de suite apres je me suis dit, quelle reponse stupide en inde. du nord de la france au sud, ce n'est pas loin pour un indien. ce n'est rien. en inde, c'est loin, c'est un voyage de plusieures jours, de voyager du nord au sud...
j'ai retrouve michael, le new yorkais, qui faisait parti de la 'pushkar family'. c'est rigolot, il y a un mois, on etait assis ensemble dans le frid, devant des feux, et cet apres-midi on a cherche l'ombre, tellement il fait chaud ici.
tout a l'heure, j'ai demande un seau d'eau chaude. apres le voyage de nuit je me sentais quand meme assez sale (je pense que je ne suis jamais vraiment propre en inde...). je suis allee dans la salle de bain, et wow, il y a un mirroir! au mango village, il n'y avait pas de mirroirs. si, un seul, au milieu du resto, alors on ne se regardait pas vraiment, car on voulait pas montrer aux autres qu'on se regardait. nous sommes tres bizarres, nous, les etres humains...
alors, je me vois dans ce mirroir et je me dit: oh, quelle belle couleur, quel beau teint!
apres la douche je me regarde encore une fois... et je me trouve beaucoup moins bronze. d'accord. la terre rouge, n'est-ce pas...
la prochaine fois je vous parlerai de hampi. de ce paysage magnifique. des ruines, des temples, des couleurs, de mon paradies.
j'ai passe une derniere soiree/nuit magnifique: nico, artiste francais, nous a peint des visages sur les mains, qu'est-ce qu'on a rigole. on a pris au moins 200 photos, de nos mains, de nico entrain de peindre, de nous ensemble...
il y avait eyal, joelle, tali, guillermo, nico et moi.
et hier soir, c'etait le grand au revoir de ces personnes, qui me sont devenus tres chers.
mais il etait temps de partir. j'etais contente.
en route, mon sac a dos et moi. apres 17 jours de vie de communaute, je suis de nouveau seule. mais mon coeur est rempli de joie, d'amitie, alors je ne me sens pas seule du tout. surtout que je connait l'endroit, ou je suis allee...
et en plus, je cherche de plus en plus d'etre seule des fois...
j'ai pris un 'local bus' pour 25 km, alors un peu plus qu'une heure de route. on m'avait dit que arrivee a ankola, je dois prendre une rikshaw pour 4 km. dans le bus j'ai rencontre inbal, israelienne, et sarah, anglaise, et on a decide de partager le rikshaw.
connaissez-vous la taille de ces vehicules?
ca marche avec un moteur de scooteur. mais le chauffeur a accepte de nous prendre toutes les trois, avec nos sacs a dos. j'etais assise devant, a cote de lui, j'adore!
quand la route montait un peu, le moteur commencait a puer, et plusieures fois il s'est presuqe arrete. on etait prete a pousser, mais tout s'est bien passe.
arrive a l'endroit du depart du sleeper bus, il y avait DES CENTAINES DE TOURISTES... non, j'exaggere, mais j'ai realise que j'en ai un peu marre, d'aller a ces endroits touristiques, j'en ai marre de voir les panneaux: 'continental food, israeli food, chinese food, pancake, porridge'.
je veux l'inde. je veux de la nourriture indienne, les epices, la saveur. j'aimerais retourner dans les petits village, qui ne sont pas construits pour nous les voyageurs, mais qui ont une histoire indienne.
alors c'est decide, apres hampi (plus touristique y a pas...), je quitte ce chemin tourstique, la route que tout le monde semble faire. comme je suis seule, je ne vais pas aller dans les villages tout perdus ou j'etais avec corina, mais j'irai a des endroits un peu moins touristique...
le bus a ete prevu pour 23 heures, a 1 heure du matin il a enfin apparu. tout le monde parlait un peu a tout le monde e attendant le bus. je pense que 5 personnes m'ont parle en hebreux, car ils pensaient que je suis israelienne. de toute facon, je perturbe les gens avec ma reponse a cette question qu'on entend 57 fois par jour: 'tu viens d'ou?' 'france'... 'mais, ton accent...'
quand le bus etait enfin la, j'ai bien rigole. en europe on ne le ferait meme plus rentrer dans un garage pour un control technique, il serait directement envoye dans le cimetiere des bus. c'est etonnant qu'il n'est pas explose pendant la nuit. en plus, le chauffeur a essaye de rattrapper un peu de temps, alors a fond sur les routes les plus mauvaises que j'ai jamais vu.
en plus, j;ai eu la place que personne ne veut: sur la roue arriere. et oui, encore une fois. comme tous les bus sont differents, ca ne sert a rien d'apprendre les numeros des sieges pour dire, lequel on ne veut pas...
apres 8 heures de sommeil pas tres profond, a coote d'un anglais qui ronfle tranquillement (merci jamie, tu m'as prouve que c'est possible de dromir pronfondement dans un bus qui fait penser a un essaurage d'une machine a laver), je suis arrivee a hampi.
j'ai ignore tous les cries: 'madame, rikshaw?' 'madame, chambre?' 'madame, bon prix'... et je suis directement allee chez la famille de raja. en 97 j'ai eu les moments les plus heureux de mon voyage ici, sur le toit du resto.
raja n'est plus ici, il a epouse une francaise et vie a alby. raja a ete mon guide dans les ruines de hampi pendant 3 jours, on etait un groupe de 5, et puis on avait passe beaucoup de temps avec lui et sa famille. en 2001, avec corina, on a pris une chambre chez la famille. ganga, le frere, et sa femme ratna tiennent toujours le resto, et l'autre frere tient l'hotel.
ganga m'a vu arrivee de loins et m'a fait un grand sourire: 'tu n'as pas change!', et je savais, j'ai bien fait de revenir chez eux, au lieu d'aller dans le quartier branche, a l'autre cote de la riviere.
j'ai ce principe, que je veux soutenir cette famille, donner mon argent a eux, pas a des gens que je ne connais pas.
j'ai une toute petite chambre tres agreable.
les enfants ont grandi, et oui, je vieillis, les bebes vont a l'ecole.. la fille n'avait meme pas un an, le garcon en avait 3 la derniere fois...
toute la famille est tres gentille avec moi, des que je suis dans ma chambre, il y a quelqu'un qui arrive, juste pour me regarder, pour me parler, des vieux temps a hampi. la fille m'a demande si c'etait vraie que je l'ai eu dans les bras quand elle etait bebe. et oui.
les indiens sont tellement genereux, acceuillent les gens les bras ouverts, mais je sais que ca peut devenir etouffant, car ils ne connaissent pas le besoin de la vie privee ou intime, donc ils sont tout le temps la, et c'est presque TROP gentils des fois. mais ca me touche beaucoup de cette famille.
tout a l'heure, le pere de tous ces freres est venu me voir a ma fenetre. 'tu as ete ici il y a longtemps, non? et tu connais raja! et tu vies en france aussi?' 'oui'. 'loin de raja?' 'oui', j'ai dit, et tout de suite apres je me suis dit, quelle reponse stupide en inde. du nord de la france au sud, ce n'est pas loin pour un indien. ce n'est rien. en inde, c'est loin, c'est un voyage de plusieures jours, de voyager du nord au sud...
j'ai retrouve michael, le new yorkais, qui faisait parti de la 'pushkar family'. c'est rigolot, il y a un mois, on etait assis ensemble dans le frid, devant des feux, et cet apres-midi on a cherche l'ombre, tellement il fait chaud ici.
tout a l'heure, j'ai demande un seau d'eau chaude. apres le voyage de nuit je me sentais quand meme assez sale (je pense que je ne suis jamais vraiment propre en inde...). je suis allee dans la salle de bain, et wow, il y a un mirroir! au mango village, il n'y avait pas de mirroirs. si, un seul, au milieu du resto, alors on ne se regardait pas vraiment, car on voulait pas montrer aux autres qu'on se regardait. nous sommes tres bizarres, nous, les etres humains...
alors, je me vois dans ce mirroir et je me dit: oh, quelle belle couleur, quel beau teint!
apres la douche je me regarde encore une fois... et je me trouve beaucoup moins bronze. d'accord. la terre rouge, n'est-ce pas...
la prochaine fois je vous parlerai de hampi. de ce paysage magnifique. des ruines, des temples, des couleurs, de mon paradies.
mardi 15 janvier 2008
mon retour
j'ai change mon billet d'avion. mon vol etait pour le 30 janvier, dans 2 semaines. et j'avais l'impression que ce n'est pas assez de temps. qui sait quand je reviendrai en inde. et en plus, j'apprend tellement de choses sur moi, la vie, les gens, j'avais le sentiment qu'il me faut plus de temps ici, avec mon sac a dos, dans le sal, les couleurs, la chaleur, les extremes, dans la confrontation avec moi-meme.
alors je rentrerai le 19 fevrier.
il m'a fallu 13 jours pour changer le vol. j'avais mentionne qu'en inde on apprend la patience, non?!
je suis allee chez mister pai, meilleur agent de voyage a gokarna, pour demander s'il peut changer mon vol. 'yes yes, reviens demain!' d'accord, j'y retourne le lendemain (la montagne etc... n'est-ce pas, 30 minutes de marche, 35*). il n'a rien fait. il appelle alitalia devant moi. me dit qu'ils vont rappeller. j'attends plus qu'une heure, puis il dit: 'reviens demain'.
apres 6 jours, il m'a dit qu'il n peut rien faire pour moi.
je cherche donc des numeros telephone sur le net, j'appelle alitalia un peu partout en inde, faux numeros...
et enfin, j'ai quelqu'un au telephone. je donne toutes mes dates, la femm me dit qu'll me rappllera l lendemain. je lui donne le numero du mango resto, elle me dit qu'elle appellera entre 10 et 10:30h.
alors ce matin, j'attends. les autres ont rigole: 'nous sommes en inde, tu crois vraiment qu'ils vont te rappellr entre 10 et 10:30h????!!!'
10:50h. incroyable. et ca a marche, j'ai change mon billet de retour.
alors, l'aventure continue un peu plus longtemps.
je n'ai pas de plan, je ne sais pas encore ou je vais aller apres hampi.
demain j partirai. j'ai achete le billet pour le bus. la nuit, bien sur. j'ai pris un siege declinable. les lits, merci beaucoup, me faire jeter d'un coin dans l'autre, ce n'est pas mon truc... je prefere dormir assise.
hampi.
mon paradies a moi. un paysage qui m'inspire, ou j'ai passe des journees entieres dans les montagnes de rochers. ou le paysage me faisait pleurer de joie.
alors je rentrerai le 19 fevrier.
il m'a fallu 13 jours pour changer le vol. j'avais mentionne qu'en inde on apprend la patience, non?!
je suis allee chez mister pai, meilleur agent de voyage a gokarna, pour demander s'il peut changer mon vol. 'yes yes, reviens demain!' d'accord, j'y retourne le lendemain (la montagne etc... n'est-ce pas, 30 minutes de marche, 35*). il n'a rien fait. il appelle alitalia devant moi. me dit qu'ils vont rappeller. j'attends plus qu'une heure, puis il dit: 'reviens demain'.
apres 6 jours, il m'a dit qu'il n peut rien faire pour moi.
je cherche donc des numeros telephone sur le net, j'appelle alitalia un peu partout en inde, faux numeros...
et enfin, j'ai quelqu'un au telephone. je donne toutes mes dates, la femm me dit qu'll me rappllera l lendemain. je lui donne le numero du mango resto, elle me dit qu'elle appellera entre 10 et 10:30h.
alors ce matin, j'attends. les autres ont rigole: 'nous sommes en inde, tu crois vraiment qu'ils vont te rappellr entre 10 et 10:30h????!!!'
10:50h. incroyable. et ca a marche, j'ai change mon billet de retour.
alors, l'aventure continue un peu plus longtemps.
je n'ai pas de plan, je ne sais pas encore ou je vais aller apres hampi.
demain j partirai. j'ai achete le billet pour le bus. la nuit, bien sur. j'ai pris un siege declinable. les lits, merci beaucoup, me faire jeter d'un coin dans l'autre, ce n'est pas mon truc... je prefere dormir assise.
hampi.
mon paradies a moi. un paysage qui m'inspire, ou j'ai passe des journees entieres dans les montagnes de rochers. ou le paysage me faisait pleurer de joie.
dimanche 13 janvier 2008
infection bacterielle
vous voulez des details??
je pense que non, mais c'est comme je l'ai dit, vous partagez le bien et le mal avec moi pendant ce voyage. et cette fois-ci, c'etait vraiment mal...
le jour apres mon anniversaire, je me suis levee avec un mal de dos... comme s'il etait coincee. la douleur descenadit dans les jambes, je ne pouvais plus marcher. ce qui etait un peu grave, car j'avais la chiasse en meme temps. j'ai passe la journee alongee, je pleurais de douleur.
des vagues de fievre. j'etais en plein soleil, 35* et j'avait froid, la sueur froide sur le front...
je me suis couchee tot, et le lendemain mon dos allait mieux. mais mon estomac...
que du liquide, avec du sang. apres la 10eme fois avec de plus en plus de sang, je suis allee voir un docteur. quand j'y suis arrivee, je venais juste de sortir d'une vague de fievre. il a pris ma temperature: pas assez. car le corps reagi avec une baisse de temperature apres la fievre.
et voila, ma premiere infection bacterielle de l'estomac en inde. les deux premieres fois, je n'ai rien eu.
faible. faible, plus de force dans mon corps. juste assez pour aller au toilette tout le temps.
boire cette horrible boisson aux mineraux...
j'ai une nouvelle voisine, thali, israelienne, elle m'a donne des seances des reiki, et ca m'a fait enormement de bien. hier je sentais mon energie revenir dans mon corps.
la derniere vague de fievre etait hier apres-midi. je suis donc sortie du pire. je me sens mieux, mais j'attends encore au moins 2 jours avant de continuer a voyager. pas assez de force pour porter mon sac, prendre les bus toute seule etc. mais je vais bien. plus de diarhe, plus de sang, je ne me sens plus coupee du reste du monde.
j'etais tres touchee par les habitants du mango village, ils etaient tous la pour moi. c'est dure pour moi de demander de l'aide, et la, je devais le faire. donc j'ai beaucoup appris, encore une fois, sur moi et mes fonctionnements. je n'etais plus la melinda forte, qui rigole et qui est la pour les qutres. non, j'avais besoin des autres, car seule je ne pouvais meme pas aller chez le docteur.
hier, laue, le danois, est tombe sur la montagne, il a plusieures parties ouvertes, sur le ventre et les mains. on sentait qu'il etait sous choque, il cherchait a etre proche de eyal, thali et moi. on lui a lave et desinfecte la main et le ventre, et il restait avec nous, sans rien dire, juste pour ne pas etre seul. deux jours avant c'etait lui qui m'avait amene mes medicaments quand j'etais parterre en pleurant.
voila le mango village, que je quitterai quand j'aurai assez de force, car il est temps pour moi d'aller a hampi.
je pense que non, mais c'est comme je l'ai dit, vous partagez le bien et le mal avec moi pendant ce voyage. et cette fois-ci, c'etait vraiment mal...
le jour apres mon anniversaire, je me suis levee avec un mal de dos... comme s'il etait coincee. la douleur descenadit dans les jambes, je ne pouvais plus marcher. ce qui etait un peu grave, car j'avais la chiasse en meme temps. j'ai passe la journee alongee, je pleurais de douleur.
des vagues de fievre. j'etais en plein soleil, 35* et j'avait froid, la sueur froide sur le front...
je me suis couchee tot, et le lendemain mon dos allait mieux. mais mon estomac...
que du liquide, avec du sang. apres la 10eme fois avec de plus en plus de sang, je suis allee voir un docteur. quand j'y suis arrivee, je venais juste de sortir d'une vague de fievre. il a pris ma temperature: pas assez. car le corps reagi avec une baisse de temperature apres la fievre.
et voila, ma premiere infection bacterielle de l'estomac en inde. les deux premieres fois, je n'ai rien eu.
faible. faible, plus de force dans mon corps. juste assez pour aller au toilette tout le temps.
boire cette horrible boisson aux mineraux...
j'ai une nouvelle voisine, thali, israelienne, elle m'a donne des seances des reiki, et ca m'a fait enormement de bien. hier je sentais mon energie revenir dans mon corps.
la derniere vague de fievre etait hier apres-midi. je suis donc sortie du pire. je me sens mieux, mais j'attends encore au moins 2 jours avant de continuer a voyager. pas assez de force pour porter mon sac, prendre les bus toute seule etc. mais je vais bien. plus de diarhe, plus de sang, je ne me sens plus coupee du reste du monde.
j'etais tres touchee par les habitants du mango village, ils etaient tous la pour moi. c'est dure pour moi de demander de l'aide, et la, je devais le faire. donc j'ai beaucoup appris, encore une fois, sur moi et mes fonctionnements. je n'etais plus la melinda forte, qui rigole et qui est la pour les qutres. non, j'avais besoin des autres, car seule je ne pouvais meme pas aller chez le docteur.
hier, laue, le danois, est tombe sur la montagne, il a plusieures parties ouvertes, sur le ventre et les mains. on sentait qu'il etait sous choque, il cherchait a etre proche de eyal, thali et moi. on lui a lave et desinfecte la main et le ventre, et il restait avec nous, sans rien dire, juste pour ne pas etre seul. deux jours avant c'etait lui qui m'avait amene mes medicaments quand j'etais parterre en pleurant.
voila le mango village, que je quitterai quand j'aurai assez de force, car il est temps pour moi d'aller a hampi.
jeudi 10 janvier 2008
30
ca y est, j'ai 30 ans! et j'ai toujours l'air d'une jeune de 24, on m'a dit, tres cool, hihi!
merci pour tous vos mails!! merci infiniment! j'en ai recu tellement, je ne pourrais jamais repondre a chaque mail personellement, excusez-moi!
j'ai passe un anniversaire tres agreable, sur la plage, quel luxe un 8 janvier... le soir je suis allee diner avec eyal, joelle et nico, on a beaucoup rigole, c'etait genial!
j'espere que vous allez tous bien,
toute mon amitie, melinda
merci pour tous vos mails!! merci infiniment! j'en ai recu tellement, je ne pourrais jamais repondre a chaque mail personellement, excusez-moi!
j'ai passe un anniversaire tres agreable, sur la plage, quel luxe un 8 janvier... le soir je suis allee diner avec eyal, joelle et nico, on a beaucoup rigole, c'etait genial!
j'espere que vous allez tous bien,
toute mon amitie, melinda
dimanche 6 janvier 2008
des pensees sur l'inde
l'inde est un pays attirant et repoussant en meme temps. la beaute a cote de la laideure, la sagesse a cote de la misere humaine.
en inde, tout semble possible. et c'est une phrase, que tous les voyageurs entendent dire et adaptent tres vite: 'everything is possible in india (tout est possible en inde)'.
il y a toujours une ambiance magique autour de tout.
il y a les extremes si proches, entre la richesse et la pauvrete. la modernite a cote des fonctionnements presque primitifs. un francais a dit, on ne peut pas conprendre les fonctionnements de la societe indienne, si on n'est pas ne la dedans. c'est vrai.
quand je suis arrivee a l'aeroport de delhi, j'ai tout de suite retrouve l'inde: un aeroport international, dans la capitale d'un pays, et on a l'impression d'arriver sur un champ de guerre. des travaux de partout, mais tout semble etre commence en meme temps, il n'y a pas de systeme visible. trois indiens sont occupes a repare un petit trou dans le plafond dans le hall de l'immigration. deux tiennent l'echelle pendant que le troisieme repare un peu, regarde, repare, observe les gens qui arrivent.
et a cote de ca, tous les indiens ont un portable. la tele, ca je connaissait deja. meme dans les maisons les plus pauvres, les plus simples, il y a une tele. et maintenant, il y a aussi un telephone protable.
il y a de la poussiere partout, les poubelles sont videes dans les rues, les vaches chient ou elles veulent, c'est le bordel. mais les gens sont propres, j'ai toujours l'impression d'etre sale a cote d'eux. un autre francais m'a dit: 'j'ai appris a me laver en inde'. memes les plus pauvres font tres attention a l'hygiene. combien de fois j'ai vu des enfants se laver dans des petits trous d'eau a cote de la rue, du savon sur tout le corps et ils frottent et ils frottent.
j'apprends la patience, comme a chaque fois en inde. moi, qui adore faire tout vite vite, sauf quand je me pose avec un verre de vin et mes amis pour papoter, hihi. ici, tout se passe au ralenti. des fois j'ai l'impression que la personne en face de moi n'a pas compris ce que je veux, je me suis mal exprimee ou je ne sais pas quoi, mais non, la personne se prepare, pour se tourner lentement et me donner ce que j'ai demande. si on a un bus a prendre, il veut mieux pas vouloir acheter 'vite fait' quelque chose a manger ou boire,... ca peut durer...
le language du coprs est different en inde qu'en europe. quand on pose une questin, les indiens repondent avec un mouvement de la tete, et on passe des semaines pour apprendre la difference entre le mouvement pour oui et celui pour non. quand on repond avec nos mouvements de tete a nous, les indiens ne comprennent rien non plus. alors, je bouge ma tete un peu dans tous les sense et espere etre comprise. ca marche assez bien.
les indiens sont chaleureux et adorent le contacte avec les touristes. mais ceux qui ont trop l'argent dans la tete ne pensent qu'a ca et nous rendent tres mefiants.
mais ces petites conversations de tous les jours sont soit ennuieuses, soit amusantes: dans les trains, les bus, dans la rue, en marchant ou etant assis dans un resto, il y a des indiens qui viennent pour poser les memes questions: quel est ton nom? quel est ton pays?
en europe on nous apprend de cacher notre curieusite. en inde, elle est normale, on la montre, il n'y a rien a cacher. alors ils regardent, touchent, osent des questions, avec une curieusite naturelle qu'on connait que des enfants.
en inde, tout semble possible. et c'est une phrase, que tous les voyageurs entendent dire et adaptent tres vite: 'everything is possible in india (tout est possible en inde)'.
il y a toujours une ambiance magique autour de tout.
il y a les extremes si proches, entre la richesse et la pauvrete. la modernite a cote des fonctionnements presque primitifs. un francais a dit, on ne peut pas conprendre les fonctionnements de la societe indienne, si on n'est pas ne la dedans. c'est vrai.
quand je suis arrivee a l'aeroport de delhi, j'ai tout de suite retrouve l'inde: un aeroport international, dans la capitale d'un pays, et on a l'impression d'arriver sur un champ de guerre. des travaux de partout, mais tout semble etre commence en meme temps, il n'y a pas de systeme visible. trois indiens sont occupes a repare un petit trou dans le plafond dans le hall de l'immigration. deux tiennent l'echelle pendant que le troisieme repare un peu, regarde, repare, observe les gens qui arrivent.
et a cote de ca, tous les indiens ont un portable. la tele, ca je connaissait deja. meme dans les maisons les plus pauvres, les plus simples, il y a une tele. et maintenant, il y a aussi un telephone protable.
il y a de la poussiere partout, les poubelles sont videes dans les rues, les vaches chient ou elles veulent, c'est le bordel. mais les gens sont propres, j'ai toujours l'impression d'etre sale a cote d'eux. un autre francais m'a dit: 'j'ai appris a me laver en inde'. memes les plus pauvres font tres attention a l'hygiene. combien de fois j'ai vu des enfants se laver dans des petits trous d'eau a cote de la rue, du savon sur tout le corps et ils frottent et ils frottent.
j'apprends la patience, comme a chaque fois en inde. moi, qui adore faire tout vite vite, sauf quand je me pose avec un verre de vin et mes amis pour papoter, hihi. ici, tout se passe au ralenti. des fois j'ai l'impression que la personne en face de moi n'a pas compris ce que je veux, je me suis mal exprimee ou je ne sais pas quoi, mais non, la personne se prepare, pour se tourner lentement et me donner ce que j'ai demande. si on a un bus a prendre, il veut mieux pas vouloir acheter 'vite fait' quelque chose a manger ou boire,... ca peut durer...
le language du coprs est different en inde qu'en europe. quand on pose une questin, les indiens repondent avec un mouvement de la tete, et on passe des semaines pour apprendre la difference entre le mouvement pour oui et celui pour non. quand on repond avec nos mouvements de tete a nous, les indiens ne comprennent rien non plus. alors, je bouge ma tete un peu dans tous les sense et espere etre comprise. ca marche assez bien.
les indiens sont chaleureux et adorent le contacte avec les touristes. mais ceux qui ont trop l'argent dans la tete ne pensent qu'a ca et nous rendent tres mefiants.
mais ces petites conversations de tous les jours sont soit ennuieuses, soit amusantes: dans les trains, les bus, dans la rue, en marchant ou etant assis dans un resto, il y a des indiens qui viennent pour poser les memes questions: quel est ton nom? quel est ton pays?
en europe on nous apprend de cacher notre curieusite. en inde, elle est normale, on la montre, il n'y a rien a cacher. alors ils regardent, touchent, osent des questions, avec une curieusite naturelle qu'on connait que des enfants.
samedi 5 janvier 2008
mango village II
hier je me suis levee tres tot, a 8:15. je me leve de plus en plus facilement plus tot que d'habitude, c'est agreable.
eran et nico voulaient aller a gokarna, alors j'ai decide de ne plus etre faignante tout le temps et d'aller avec eux. a chaque fois que quelqu'un de notre mango village va a gokarna, il demande, si quelqu'un a besoin de quelque chose. c'est la grande sortie de la vie calme a la plage et dans la foret, pour aller dans la ville, ou il y a des voitures, des bus, des magasins, pleins de gens. quand on retourne a la plage, dans la vie tranquille, c'est comme un cocoon qui se met autour de nous, qui nous protege.
on a eu une longue liste de courses. sur cette liste il y avait par example: des bougies, creme anti-moustique, des stylos, des briquets... voila ce dont on a besoin. je voulais acheter un 'mosquito-net' pour mon lit (les matelats sur l'estrade), mais eran m'a dit qu'il me passera le sien quand il partira le 8. alors je dois passer 4 nuits sans... avant j'avait celui du couple australien, mais ils sont partis hier.
on a traverse la montagne avant la grande chaleure, et on a passe quelques heures tres agreables a gokarna.
eran s'est achete un coussin, pour les 4 dernieres nuits en inde, et il m'a dit, ca sera mon cadeau d'anniversaire. alors en rentrant, je l'ai porte tout le long sur ma tete. monter la montagne, et la traverser allait bien. mais la descente etait un peu plus complique. mais c'etait mon defit du jour de le ramener au mango village sur ma tete. les indiens me regardaient avec beaucoup de sympathie, c'etait touchant. j'ai reussi, alors j'ai bien merite ce coussin.
vous voyez que je compte rester encore un peu ici. pourquoi me compliquer la vie, en allant ailleurs: faire le sac, organiser le voyage, prendre des trains et des bus, arriver quelquepart, chercher une chambre... c'est tellement bien ici, alors je reste au moins jusqu'au 10.
pendant mes premiers deux voyages en inde j'ai beaucoup bouge, j'ai vu peut-etre 47 temples (au moins), 23 palais (peut-etre moins), des milliers de vaches, 157 voyages en bus ou train (je n'ai jamais compte, je devrait un jour, hihi).
alors en ce moment, je me sens zen, je profite de ce village.
il y a des changements: les australiens sont partis. on a fait un grand diner ensemble pour leur derniere soiree, dans leur resto prefere sur la plage. ils etaient devenu tres amis avec le serveur, sunil. quand on avait fini de manger, il leur a mis des chaines de fleurs autour du coup. c'etait tellement touchant. une preuve d'amitie par ces indiens, qui travaillent dur pourqu'on passe des bonnes vacances.
les amis de misha sont arrive de goa. maintenant il y a 4 ukraniens, ils ont donc tout de suite pris la maison des australiens. ils font tout le temps de la musique, et entre deux morceaux, ils roulent un joint ou fument un chilloum. il y en a un, il semble jouer tous les instrument de la terre. en autre a l'air d'un grand ours, et quand il joue la tabla, on est surpris de sa douceur.
live, la belge et moi, on passe beaucoup de temps ensemble. on s'entent tres bien, et on aimerait continuer le voyage ensemble, mais on a des projets trop different: elle va dans le nord, au rajasthan, et je viens juste de m'enfuire de labas, n'est-ce pas! on est toutes les deux presque triste pour ca, tellement on sent que ca se passerait bien de voyager ensemble.
hier apres-midi, eran, nico et moi, on est retourne a notre plage vers 15h. quelle chaleur! en arrivant a la plage, je me suis jetee dans la mer.
le soir, une fete spontanee a eu lieu au mango tree cafe. 4 guitares, une sitar, deux instruments aux cordes dont je ne connais meme pas le nom, et des tablas. amid, un indien de delhi qui voyage depuis 13 ans en inde, etait un peu le boss, les autres suivaient ses melodies. jusqu'au moment que simon, le danois, a commence a jouer la sitar.
et puis, la danoise, qui est toujours a l'ecart, tres calme, sest mise a chanter. quelle voix! quel moment! la chaire de poule. a la fin de sa chanson, tout le monde s'est mis a tapper les mains.
on etait une vingtaine du village, assis dans un grand cercle. et quand je me suis tournee, j'ai vu que le resto etait plein a craquer. ca se sait tres vte sur la plage, quand il y a quelque cose quelque part.
on s'est couche tres tard, et aujourd'hui la journee a commence lentement.
je vais me baigner maintenant, live m'attend.
eran et nico voulaient aller a gokarna, alors j'ai decide de ne plus etre faignante tout le temps et d'aller avec eux. a chaque fois que quelqu'un de notre mango village va a gokarna, il demande, si quelqu'un a besoin de quelque chose. c'est la grande sortie de la vie calme a la plage et dans la foret, pour aller dans la ville, ou il y a des voitures, des bus, des magasins, pleins de gens. quand on retourne a la plage, dans la vie tranquille, c'est comme un cocoon qui se met autour de nous, qui nous protege.
on a eu une longue liste de courses. sur cette liste il y avait par example: des bougies, creme anti-moustique, des stylos, des briquets... voila ce dont on a besoin. je voulais acheter un 'mosquito-net' pour mon lit (les matelats sur l'estrade), mais eran m'a dit qu'il me passera le sien quand il partira le 8. alors je dois passer 4 nuits sans... avant j'avait celui du couple australien, mais ils sont partis hier.
on a traverse la montagne avant la grande chaleure, et on a passe quelques heures tres agreables a gokarna.
eran s'est achete un coussin, pour les 4 dernieres nuits en inde, et il m'a dit, ca sera mon cadeau d'anniversaire. alors en rentrant, je l'ai porte tout le long sur ma tete. monter la montagne, et la traverser allait bien. mais la descente etait un peu plus complique. mais c'etait mon defit du jour de le ramener au mango village sur ma tete. les indiens me regardaient avec beaucoup de sympathie, c'etait touchant. j'ai reussi, alors j'ai bien merite ce coussin.
vous voyez que je compte rester encore un peu ici. pourquoi me compliquer la vie, en allant ailleurs: faire le sac, organiser le voyage, prendre des trains et des bus, arriver quelquepart, chercher une chambre... c'est tellement bien ici, alors je reste au moins jusqu'au 10.
pendant mes premiers deux voyages en inde j'ai beaucoup bouge, j'ai vu peut-etre 47 temples (au moins), 23 palais (peut-etre moins), des milliers de vaches, 157 voyages en bus ou train (je n'ai jamais compte, je devrait un jour, hihi).
alors en ce moment, je me sens zen, je profite de ce village.
il y a des changements: les australiens sont partis. on a fait un grand diner ensemble pour leur derniere soiree, dans leur resto prefere sur la plage. ils etaient devenu tres amis avec le serveur, sunil. quand on avait fini de manger, il leur a mis des chaines de fleurs autour du coup. c'etait tellement touchant. une preuve d'amitie par ces indiens, qui travaillent dur pourqu'on passe des bonnes vacances.
les amis de misha sont arrive de goa. maintenant il y a 4 ukraniens, ils ont donc tout de suite pris la maison des australiens. ils font tout le temps de la musique, et entre deux morceaux, ils roulent un joint ou fument un chilloum. il y en a un, il semble jouer tous les instrument de la terre. en autre a l'air d'un grand ours, et quand il joue la tabla, on est surpris de sa douceur.
live, la belge et moi, on passe beaucoup de temps ensemble. on s'entent tres bien, et on aimerait continuer le voyage ensemble, mais on a des projets trop different: elle va dans le nord, au rajasthan, et je viens juste de m'enfuire de labas, n'est-ce pas! on est toutes les deux presque triste pour ca, tellement on sent que ca se passerait bien de voyager ensemble.
hier apres-midi, eran, nico et moi, on est retourne a notre plage vers 15h. quelle chaleur! en arrivant a la plage, je me suis jetee dans la mer.
le soir, une fete spontanee a eu lieu au mango tree cafe. 4 guitares, une sitar, deux instruments aux cordes dont je ne connais meme pas le nom, et des tablas. amid, un indien de delhi qui voyage depuis 13 ans en inde, etait un peu le boss, les autres suivaient ses melodies. jusqu'au moment que simon, le danois, a commence a jouer la sitar.
et puis, la danoise, qui est toujours a l'ecart, tres calme, sest mise a chanter. quelle voix! quel moment! la chaire de poule. a la fin de sa chanson, tout le monde s'est mis a tapper les mains.
on etait une vingtaine du village, assis dans un grand cercle. et quand je me suis tournee, j'ai vu que le resto etait plein a craquer. ca se sait tres vte sur la plage, quand il y a quelque cose quelque part.
on s'est couche tres tard, et aujourd'hui la journee a commence lentement.
je vais me baigner maintenant, live m'attend.
jeudi 3 janvier 2008
gokarna II
aujourd'hui j'ai enfin traverse la montagne pour aller dans le village de gokarna.
c'est une belle promenade. on monte de la plage sr la montagne, et pendant quelques minutes on est entoure du paysage de la montagen, on ne voit plus de plage ou de village, pas de maison, rien. apres 20 minutes de marche on voit la plage de gokarna tou en bas, et apres la descente on arrive dans le village.
il a change. il a perdu beaucoup de charme. je le reconnait un peu, mais en meme temps c'est comme si je voyait un nouvel endroit.
pendant longtemps je marchait pied nus, en pensant am mon pere qui mettait ses pied nus noirs sur le canape de ma grandmere, hihi. mais sur la montagne j'ai du remettre mes tongues. en arrivant dans le village, une s'est cassee. le truc entre les orteuils est sorti. alors je marchait pied nus dans gokarna, pour trouver un magasin pour acheter des chaussure. mais j'ai trouve mieux: un cordonnier, qui m'a repare ma tongue moche cassee, et pour etre sure, il a refait la deuxieme aussi. il etait tres gentil, me regardait avec beaucoup de comprehension, que je tenais a garder ses tongues qui ont l'air d'avoir voyager beaucoup plus que moi, au liue de mon acheter des nouvelles. je lui ai donner un grand pourboire.
je me suis achetee un belle jupe. 4 jours sans shopping, il etait bien temps...
et maintenant, je vais quitter ce cybercafe pour aller manger un masala dosa!
apres, je vais prendre un petit bateau pour rentrer sur kudli beach. toutes les plages sont connectees par des petits bateaux qui passent regulierement.
c'est une belle promenade. on monte de la plage sr la montagne, et pendant quelques minutes on est entoure du paysage de la montagen, on ne voit plus de plage ou de village, pas de maison, rien. apres 20 minutes de marche on voit la plage de gokarna tou en bas, et apres la descente on arrive dans le village.
il a change. il a perdu beaucoup de charme. je le reconnait un peu, mais en meme temps c'est comme si je voyait un nouvel endroit.
pendant longtemps je marchait pied nus, en pensant am mon pere qui mettait ses pied nus noirs sur le canape de ma grandmere, hihi. mais sur la montagne j'ai du remettre mes tongues. en arrivant dans le village, une s'est cassee. le truc entre les orteuils est sorti. alors je marchait pied nus dans gokarna, pour trouver un magasin pour acheter des chaussure. mais j'ai trouve mieux: un cordonnier, qui m'a repare ma tongue moche cassee, et pour etre sure, il a refait la deuxieme aussi. il etait tres gentil, me regardait avec beaucoup de comprehension, que je tenais a garder ses tongues qui ont l'air d'avoir voyager beaucoup plus que moi, au liue de mon acheter des nouvelles. je lui ai donner un grand pourboire.
je me suis achetee un belle jupe. 4 jours sans shopping, il etait bien temps...
et maintenant, je vais quitter ce cybercafe pour aller manger un masala dosa!
apres, je vais prendre un petit bateau pour rentrer sur kudli beach. toutes les plages sont connectees par des petits bateaux qui passent regulierement.
mango village
comme vous pouvez l'imaginer, j'ai tres vite trouve des habitudes, des rituels: petit dejeuner dans le mango tree cafe: salade de fruits avec du yaourt et de noix de coco.
puis laver mon linge, puis lire, aller a la plage, papoter avec mes voisins, prendre ma douche de fin de l'apres-midi, diner dans le mango tree. sans se donner rendez-vous, on se retrouve dans le mange cafe pour manger ensemble, ca papote d'un cote a l'autre.
souvent on se retrouve sur la petite place au milieu du village apres. il y a une lampe qui donne un peu de lumiere.
mes voisins:
tout le monde se pose un peu la question, combien de temps ils veulent rester ici. on peut rester ici envore plus facilement qu'a pushkar ou goa. le couple australien part demain. ils ont demande a misha, l'ukranien, quand il compte partir. 'ah', dit-il. 'je veux etre ici pour noel russe'. 'c'est quand?' 'le 7 janvier'. et qu'est-ce que vous faites pour noel russe?' les yeux de misha brillent: 'WODKA!'
live, une belge, est revenue hier de goa, ou elle a passe le nouvel an. je connais enfin ma voisine a droite. elle a dit une chose sur goa, qui est tellement vraie: 'a goa, personne ne marche a pied. tout le monde roule sur des motos.'
simon, le danois, nous a raconte sa fete du 31. il etait sur paradise beach. une grande fete a ete annonce pour cette plage. je ne me sentais pas d'y aller, je voulais une soiree plus calme et intime. bien fait, apparament.
simon etait sbre, pas de drogue, et autour de lui tout le monde semblait tripper sur du LSD. il observait ces voyageurs qui semblaient perdre leur tete. et puis il a realise, qu'il n'etait pas le seul a observer: 50 indiens etaient agroupes un peu plus loins et observaient ces touristes qui dansaient, riaient, criaient...
il y avaient tellement de drogues de partout, qu'il a eu peur. un seul petit evenement pourrait changer toute l'ambiance.
eran repart le 7 janvier en israel. les derniers jours sont tres bizarre, bien sur, il est dans l'attente, ni vraiment ici, ni arrive labas. hier il etait tres calme, mais quand il parle, c'est toujours rigolot. j'adore son humeur completement a cote de la plaque, il dit des choses inattendue et au point. ca va me manquer. on s'habitue si vite aux gens sympas!
eyal, israelien aussi, reste encore un peu. on s'entent tres bien, souvent dans le silence. des fois on est assis devant ma maison ou la sienne et on parle pas beaucoup, mais on se sent tres proche. tres agreable.
joel, la suisse, a des batteries eternelles. elle est toujours plein de vie, elle a un rire adorable et elle ne laisse personne indifferent.
et puis il y a un bel argentin, toujors un peu a l'ecart.
et il y a des jeunes danois, un couple italo-japonais, un danois et christine de l'afrique du sud.
voila mon village.
hier soir, on s'est retrouve sur notre place, avec des thes, des snacks, et surtout: plusieures guitares et une sitar! simon joue si bien la sitar! ils ont joues plusieurs morceaux ensemble, improvise, ou bien guide par simon. j'etais impressione avec quelle legerte eran apprenait les morceaux de simon et l'accompagnait avec sa guitar. et puis, joel a sorti sa flute, et ils ont joue tous ensemble.
magnifique. mon sourire semble etre imprime sur mon visage!
puis laver mon linge, puis lire, aller a la plage, papoter avec mes voisins, prendre ma douche de fin de l'apres-midi, diner dans le mango tree. sans se donner rendez-vous, on se retrouve dans le mange cafe pour manger ensemble, ca papote d'un cote a l'autre.
souvent on se retrouve sur la petite place au milieu du village apres. il y a une lampe qui donne un peu de lumiere.
mes voisins:
tout le monde se pose un peu la question, combien de temps ils veulent rester ici. on peut rester ici envore plus facilement qu'a pushkar ou goa. le couple australien part demain. ils ont demande a misha, l'ukranien, quand il compte partir. 'ah', dit-il. 'je veux etre ici pour noel russe'. 'c'est quand?' 'le 7 janvier'. et qu'est-ce que vous faites pour noel russe?' les yeux de misha brillent: 'WODKA!'
live, une belge, est revenue hier de goa, ou elle a passe le nouvel an. je connais enfin ma voisine a droite. elle a dit une chose sur goa, qui est tellement vraie: 'a goa, personne ne marche a pied. tout le monde roule sur des motos.'
simon, le danois, nous a raconte sa fete du 31. il etait sur paradise beach. une grande fete a ete annonce pour cette plage. je ne me sentais pas d'y aller, je voulais une soiree plus calme et intime. bien fait, apparament.
simon etait sbre, pas de drogue, et autour de lui tout le monde semblait tripper sur du LSD. il observait ces voyageurs qui semblaient perdre leur tete. et puis il a realise, qu'il n'etait pas le seul a observer: 50 indiens etaient agroupes un peu plus loins et observaient ces touristes qui dansaient, riaient, criaient...
il y avaient tellement de drogues de partout, qu'il a eu peur. un seul petit evenement pourrait changer toute l'ambiance.
eran repart le 7 janvier en israel. les derniers jours sont tres bizarre, bien sur, il est dans l'attente, ni vraiment ici, ni arrive labas. hier il etait tres calme, mais quand il parle, c'est toujours rigolot. j'adore son humeur completement a cote de la plaque, il dit des choses inattendue et au point. ca va me manquer. on s'habitue si vite aux gens sympas!
eyal, israelien aussi, reste encore un peu. on s'entent tres bien, souvent dans le silence. des fois on est assis devant ma maison ou la sienne et on parle pas beaucoup, mais on se sent tres proche. tres agreable.
joel, la suisse, a des batteries eternelles. elle est toujours plein de vie, elle a un rire adorable et elle ne laisse personne indifferent.
et puis il y a un bel argentin, toujors un peu a l'ecart.
et il y a des jeunes danois, un couple italo-japonais, un danois et christine de l'afrique du sud.
voila mon village.
hier soir, on s'est retrouve sur notre place, avec des thes, des snacks, et surtout: plusieures guitares et une sitar! simon joue si bien la sitar! ils ont joues plusieurs morceaux ensemble, improvise, ou bien guide par simon. j'etais impressione avec quelle legerte eran apprenait les morceaux de simon et l'accompagnait avec sa guitar. et puis, joel a sorti sa flute, et ils ont joue tous ensemble.
magnifique. mon sourire semble etre imprime sur mon visage!
mardi 1 janvier 2008
petites histoires
quand il y a des travellers ensemble, nous parlons toujours de toutes ces petites choses, qui nous fascinent en inde, qui nous rendent impatientes, qui nous rend heureus, perturbes etc. et quand je suis devant l'ordi, je ne me rapelle plus de tout ca, mais je voulais tant en parler sur mon blog.
au mango tree restaurant, on peut observer le comportement typique indien dans les restos: on est pret a donner notre commande. qui vient pour la prendre? le gracon, qui ne parle pas l'anglais. il connait les plats du menu, mais on doit les prononcer d'une facon indienne, pas trop avec l'accent anglais, pourqi'ils comprenne bien. chaque fois on lui fait signe, s'ile ne veut pas prendre un papier pour tout noter. mais il veut essayer. apres quelques commandes, il abandonne aet appelle le patron, qui dit quelquechose en konkani et le garcon lui apporte vite un papier et un stylo. a chaque fois on joue a ce jeu. il pourrait tout de suite appeller le patron. mais non. il semble esperer, qu'on commande tous la meme chose.
les langues... et oui, j'ai appris quelques mots en hindi, bien sur. les mots que j'avais appris les dernieres fois, revenaient un par un pendant les premieres semaines. toute fiere, avec un accent surement parfait, je peux demander en hindi, combien ca coute: 'kidna?' et tout de suite se montre le grand probleme: ne parles pas une langue, si tu ne comprends pas la reponse. car je ne comprends le prix uniquement, si le truc coute 1, 2, 3 ou 5 rupees. les seules chiffres que je connait.
et puis, l'autre probleme, c'est qu'en inde il y a 17 langues principales et environs 300 accents differents. des qu'on change la ville ou l'etat, il y a une autre langue.
les indiens parlent tous plusieures langues indiennes plus l'anglais, a cote d'eux mes langues ne sont rien.
ici, j'apprend a vivre avec le cycle du soleil. je n'ai pas de montre. parce que j'ai oublie en partant, qu'a la maison, mon portable est ma montre, et je ne l'ai pas pris. le matin, quand je me reveille, je regarde le soleil et je me demande, quelle heure il peut etre, par rapport a sa position. cette position du soleil donne un peu de structure dans la vie quotidienne: elle decide le moment d'aller a la plage, de se cacher dans l'ombre, d'aller prendre la douche avant qu'il fasse nuit et humide (les cheveux ne sechent pas bien la nuit...), et puis l'heure du diner... j'adore ca. une vie au rhythme du soleil.
bon, j'avoue: dans le resto il y a une horloge, et j'y regarde souvent. mais c'est vraie, le soleil dirige beaucoup la vie es travellers.
le soir, on cherche un joli endroit pour le coucher de soleil. sur les plages de l'inde se retrouvent tous les soirs des milliers de voyageurs, en position de meditations ou yoga, en observant le soleil couchant.
j'ai entendu dire, que le matin beaucoup d'entre eux observe le lever du soleil aussi. mais a cette heure ci je dors encore. alors je n'en sais rien, hihi!
si, il y a 10 ans, a hampi, mon paradies, je me suis levee pour voir le lever du soleil dans un champ de bananier. magique. tout simplement magique.
je n'ai pas de lampe. oui, je sais, super bien preparee, voyager en inde sans lame de poche. je dois me defendre et dire que j'en avais une, qui a des batteries bizarre, qui sont, bien sure, vide.
dans mon village de mango, le chemin pour aller aux toilettes n'a pas de lumiere la nuit. ah oui, et le chemin de la plage au village non plus. la premiere nuit, misha m'a prete une lampe. la deuxieme, j'en ai trouve une. genial! elle fonctionne tres bien et me montre le chemin pour retrouver ma maison!
c'est le deuxieme jour sans bruit de voiture, pas de claxon, rien. en inde, on ne claxonne pas pour dire: attention. non, on claxonne tout le temps, pour montrer: je suis la. ou: laisses moi passer. ou: je suis plus grand que toi. ou: attention. ou: mon camion claxonne plus fort que ta voiture.
en tout cas, on claxone tout le temps. et comme la sonnerie de mon portable est ce beau bruit de claxon, la premiere semaine en inde etait une epreuve dure. ca me faisait sursauter d'entendre toutes ces voitures et camions claxonner, je cherchait mon portable, qui est sur mon lit a arles. ca alors! je m'y suos habitue. mais qu'est-ce que ca fait du bien d'entendre la mer au lieu des voitures!
au mango tree restaurant, on peut observer le comportement typique indien dans les restos: on est pret a donner notre commande. qui vient pour la prendre? le gracon, qui ne parle pas l'anglais. il connait les plats du menu, mais on doit les prononcer d'une facon indienne, pas trop avec l'accent anglais, pourqi'ils comprenne bien. chaque fois on lui fait signe, s'ile ne veut pas prendre un papier pour tout noter. mais il veut essayer. apres quelques commandes, il abandonne aet appelle le patron, qui dit quelquechose en konkani et le garcon lui apporte vite un papier et un stylo. a chaque fois on joue a ce jeu. il pourrait tout de suite appeller le patron. mais non. il semble esperer, qu'on commande tous la meme chose.
les langues... et oui, j'ai appris quelques mots en hindi, bien sur. les mots que j'avais appris les dernieres fois, revenaient un par un pendant les premieres semaines. toute fiere, avec un accent surement parfait, je peux demander en hindi, combien ca coute: 'kidna?' et tout de suite se montre le grand probleme: ne parles pas une langue, si tu ne comprends pas la reponse. car je ne comprends le prix uniquement, si le truc coute 1, 2, 3 ou 5 rupees. les seules chiffres que je connait.
et puis, l'autre probleme, c'est qu'en inde il y a 17 langues principales et environs 300 accents differents. des qu'on change la ville ou l'etat, il y a une autre langue.
les indiens parlent tous plusieures langues indiennes plus l'anglais, a cote d'eux mes langues ne sont rien.
ici, j'apprend a vivre avec le cycle du soleil. je n'ai pas de montre. parce que j'ai oublie en partant, qu'a la maison, mon portable est ma montre, et je ne l'ai pas pris. le matin, quand je me reveille, je regarde le soleil et je me demande, quelle heure il peut etre, par rapport a sa position. cette position du soleil donne un peu de structure dans la vie quotidienne: elle decide le moment d'aller a la plage, de se cacher dans l'ombre, d'aller prendre la douche avant qu'il fasse nuit et humide (les cheveux ne sechent pas bien la nuit...), et puis l'heure du diner... j'adore ca. une vie au rhythme du soleil.
bon, j'avoue: dans le resto il y a une horloge, et j'y regarde souvent. mais c'est vraie, le soleil dirige beaucoup la vie es travellers.
le soir, on cherche un joli endroit pour le coucher de soleil. sur les plages de l'inde se retrouvent tous les soirs des milliers de voyageurs, en position de meditations ou yoga, en observant le soleil couchant.
j'ai entendu dire, que le matin beaucoup d'entre eux observe le lever du soleil aussi. mais a cette heure ci je dors encore. alors je n'en sais rien, hihi!
si, il y a 10 ans, a hampi, mon paradies, je me suis levee pour voir le lever du soleil dans un champ de bananier. magique. tout simplement magique.
je n'ai pas de lampe. oui, je sais, super bien preparee, voyager en inde sans lame de poche. je dois me defendre et dire que j'en avais une, qui a des batteries bizarre, qui sont, bien sure, vide.
dans mon village de mango, le chemin pour aller aux toilettes n'a pas de lumiere la nuit. ah oui, et le chemin de la plage au village non plus. la premiere nuit, misha m'a prete une lampe. la deuxieme, j'en ai trouve une. genial! elle fonctionne tres bien et me montre le chemin pour retrouver ma maison!
c'est le deuxieme jour sans bruit de voiture, pas de claxon, rien. en inde, on ne claxonne pas pour dire: attention. non, on claxonne tout le temps, pour montrer: je suis la. ou: laisses moi passer. ou: je suis plus grand que toi. ou: attention. ou: mon camion claxonne plus fort que ta voiture.
en tout cas, on claxone tout le temps. et comme la sonnerie de mon portable est ce beau bruit de claxon, la premiere semaine en inde etait une epreuve dure. ca me faisait sursauter d'entendre toutes ces voitures et camions claxonner, je cherchait mon portable, qui est sur mon lit a arles. ca alors! je m'y suos habitue. mais qu'est-ce que ca fait du bien d'entendre la mer au lieu des voitures!
gokarna
dimanche j'ai donc pris le bus, un autre bus, encore un, et puis un train. ca fait passer le temps plus vite que dans un seul bus, hihi.
dans un des bus j'ai rencontre un allemand, raphael, et une anglaise, helen. dans le train, on a rencontre misha, de l'ukraine. il a 18 ans, il voyage avec sa guitare, et il a un coeur tellement grand.
destination gokarna alors. je suis venue ici, bien sur, en 97 et en 2001.
c'est un petit village sacre, duquel on marche a travers une montagne, pour arriver a une plage de 400m, ou on continue, a travers la montagne, pour la deuxieme plage, la troisieme, la derniere. kudli beach, om beach, paradies beach et half-moon beach. c;est une belle promenade, qui dure 2 heures.
maintenant, il y a beaucoup de guesthouse sur les plages.
alors arrive a la gare de gokarna, on a partage un taxi pour kudli beach. le taxi doit s'arreter en haut de la montagne, et on descend a pied jusqua'a la plage.
plus de chambres libres. tous les hotels complets.
misha nous dit: 'moi, j'ai une petite maison labas vers la jungle, si vous ne trouvez rien, vous pouvez squatter'.
on y est alle, on est arrive tous les trois: 'tu peux nous heberger pour une nuit ou deux?' bien sur!
le 'mango tree' cafe. c'est a 200m de la plage, direction jungle, foret. c'est comme un petit village, plusieures petites maison en feuille de palmier ou en terre sur plusieurs niveaux, arrange autour d'une petite place, qui fait centre du village. et puis il y a un restaurant, tres comnfortable.
au bout du 'village', il y a cette toilette en feuille de palmier, san toit, mais genial, car 'indian toilet', juste un trou, je prefere.
et il y a deux douches et un endroit pour faire la lessive: und grande pierre sur laquelle on peut bien frotter les vetements sales.
vous avez lu le livre 'the beach?' ca me fait penser a ca. une communaute pres de la plage.
on entend la mer, on entend le vent qui joue avec les palmiers, on entend les noix de coco tomber, et il y a une ambiance de bonheur totale.
on voulait donner de l'argent a misha pour nous heberger, mais il a dit: 'non, vous etes mes invites!'. et voila, j'avait aide un jour avant eran a trouver une chambre, et le ledenmain quelqu'un m'heberge. c'est beau la vie.
on a donc invite misha pour le diner.
sur un matelat plus fin ce qu'on peut imaginer, sous une moustiquaire, tout en haut du 'village', et toute heureuse.
hier, j'ai passe beaucoup de temps avec les autres habitants du village, et on a fete le nouvel an ensemble.
aujourd'hui, j'ai demenage!!!! une des petites maisons c'est liberee. j'ai ma maison a moi!!!!!!! elle donne sur la place du village, je connais deja tous mes voisins de hier, c'est genial. il y a eran et eal, d'israel, mais ne voyage pas ensemble, joel de la suisse, christine de je ne sais pas ou, et d'autres...
la mentalite des voyageurs ici, c'est ce que je connaissait, ce que je cherche. les conversations, les echanges, ca fait du bien!
c'est encore une fois ireele, mais c'est tellement bien.
j'adore le paysage du sud de l'inde: cette terre rouge, le vert des palmiers, ce sont des couleurs tellement fortes et vivantes. tout devient rouge ici a cause de la terre. ma veste blanche n'etait pas la meilleure idee, hihi!
il y a tout ici sur la plage et dans notre foret. meme pas besoin d'aller dans gokarna meme, 20 minutes a pied a travers la montagne. on peut rester des semaines ici, sans contact avec la civilisation autour. mais bon, il y a internet, et je ne vous oublie pas!
dans un des bus j'ai rencontre un allemand, raphael, et une anglaise, helen. dans le train, on a rencontre misha, de l'ukraine. il a 18 ans, il voyage avec sa guitare, et il a un coeur tellement grand.
destination gokarna alors. je suis venue ici, bien sur, en 97 et en 2001.
c'est un petit village sacre, duquel on marche a travers une montagne, pour arriver a une plage de 400m, ou on continue, a travers la montagne, pour la deuxieme plage, la troisieme, la derniere. kudli beach, om beach, paradies beach et half-moon beach. c;est une belle promenade, qui dure 2 heures.
maintenant, il y a beaucoup de guesthouse sur les plages.
alors arrive a la gare de gokarna, on a partage un taxi pour kudli beach. le taxi doit s'arreter en haut de la montagne, et on descend a pied jusqua'a la plage.
plus de chambres libres. tous les hotels complets.
misha nous dit: 'moi, j'ai une petite maison labas vers la jungle, si vous ne trouvez rien, vous pouvez squatter'.
on y est alle, on est arrive tous les trois: 'tu peux nous heberger pour une nuit ou deux?' bien sur!
le 'mango tree' cafe. c'est a 200m de la plage, direction jungle, foret. c'est comme un petit village, plusieures petites maison en feuille de palmier ou en terre sur plusieurs niveaux, arrange autour d'une petite place, qui fait centre du village. et puis il y a un restaurant, tres comnfortable.
au bout du 'village', il y a cette toilette en feuille de palmier, san toit, mais genial, car 'indian toilet', juste un trou, je prefere.
et il y a deux douches et un endroit pour faire la lessive: und grande pierre sur laquelle on peut bien frotter les vetements sales.
vous avez lu le livre 'the beach?' ca me fait penser a ca. une communaute pres de la plage.
on entend la mer, on entend le vent qui joue avec les palmiers, on entend les noix de coco tomber, et il y a une ambiance de bonheur totale.
on voulait donner de l'argent a misha pour nous heberger, mais il a dit: 'non, vous etes mes invites!'. et voila, j'avait aide un jour avant eran a trouver une chambre, et le ledenmain quelqu'un m'heberge. c'est beau la vie.
on a donc invite misha pour le diner.
sur un matelat plus fin ce qu'on peut imaginer, sous une moustiquaire, tout en haut du 'village', et toute heureuse.
hier, j'ai passe beaucoup de temps avec les autres habitants du village, et on a fete le nouvel an ensemble.
aujourd'hui, j'ai demenage!!!! une des petites maisons c'est liberee. j'ai ma maison a moi!!!!!!! elle donne sur la place du village, je connais deja tous mes voisins de hier, c'est genial. il y a eran et eal, d'israel, mais ne voyage pas ensemble, joel de la suisse, christine de je ne sais pas ou, et d'autres...
la mentalite des voyageurs ici, c'est ce que je connaissait, ce que je cherche. les conversations, les echanges, ca fait du bien!
c'est encore une fois ireele, mais c'est tellement bien.
j'adore le paysage du sud de l'inde: cette terre rouge, le vert des palmiers, ce sont des couleurs tellement fortes et vivantes. tout devient rouge ici a cause de la terre. ma veste blanche n'etait pas la meilleure idee, hihi!
il y a tout ici sur la plage et dans notre foret. meme pas besoin d'aller dans gokarna meme, 20 minutes a pied a travers la montagne. on peut rester des semaines ici, sans contact avec la civilisation autour. mais bon, il y a internet, et je ne vous oublie pas!
une nouvelle annee
mes amis, ma famille,
je vous souhaite une annee 2008 magnifique, remplie de joie, d'amour et d'amitie. que vous souyez heureus dans vos vies, bien avec vous-memes.
que le soleil soit avec nous tous et la force interieure aussi!
je suis a la plage, je vie dans la jungle, c'est deja tres impressionant qu'il y a internet, mais mon compte email ne marche pas en ce moment. alors veuillez excuser l'absence des mails perso.
je pense a vous tous, vous etes dans mon coeur, et hier dans la nuit, pandant les feux d'artifices sur la plage, je vous ai envoye quelques etoiles!
merci pour votre soutien, pour tour ces mails et vos pensees!
avec tout mon coeur,
melinda
je vous souhaite une annee 2008 magnifique, remplie de joie, d'amour et d'amitie. que vous souyez heureus dans vos vies, bien avec vous-memes.
que le soleil soit avec nous tous et la force interieure aussi!
je suis a la plage, je vie dans la jungle, c'est deja tres impressionant qu'il y a internet, mais mon compte email ne marche pas en ce moment. alors veuillez excuser l'absence des mails perso.
je pense a vous tous, vous etes dans mon coeur, et hier dans la nuit, pandant les feux d'artifices sur la plage, je vous ai envoye quelques etoiles!
merci pour votre soutien, pour tour ces mails et vos pensees!
avec tout mon coeur,
melinda
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